<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100</id><updated>2011-10-03T13:01:48.360+02:00</updated><title type='text'>Life After Love</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>14</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-844451481798849559</id><published>2011-03-09T14:34:00.010+01:00</published><updated>2011-03-10T00:22:44.596+01:00</updated><title type='text'>Ce que je ne lui ai jamais dit</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:78%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Ce que je ne lui ai jamais dit, Emmanuelle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais assis dans un coin de la pièce. J’attendais qu’elle dise quelque chose, je voulais qu’elle dise quelque chose. Mais elle resta sans rien dire laissant son hémorragie de lacrymales teinter ses cernes d’un rimmel ocre. Je voulais juste qu’elle hurle, je voulais juste qu’elle se batte, je voulais qu’elle me dise ce qu’elle avait sur le cœur. Mais elle était comme dépourvue de force vive.&lt;br /&gt;Elle se serait battue pour moi, je l’aurais aimé encore plus. Je l’aurais aimé comme avant. Quand elle emplissait mon vide d’elle et que comme je n’étais que vide elle emplissait tout. J’avais tant besoin qu’elle s’occupe de moi, je me sentais tellement perdu, j’avais besoin que sa main me retienne. Mais rien. Elle s’est contenté de se demander ce qu’elle allait faire, elle s’est contenté de me dire que nous pouvions encore être heureux. Elle n’avait pas compris que la seule chose à sauver c’était moi. Et dieu sait qu’elle m’a fait mal en ne se rendant pas compte combien j’avais besoin d’elle, combien j’avais besoin qu’elle se batte pour moi. Il fut un temps où j’aurais vendu mon âme pour elle, et parfois je me demandais si ce n’était pas ce que j’avais fait pour l’avoir. Il fut un temps où j’aurais donné ma vie pour panser ses plaies et taire ses souffrances, et parfois je me suis demandé si ce n’était pas ce qui se passait en lente érosion de moi-même. Elle s’est blottie dans mes bras quand j’avais besoin de me blottir dans les siens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’étais pas l’homme idéal. Je m’étais renfermé sur moi-même jusqu’à ériger une barrière qu’elle n’a jamais su franchir. Je sais qu’elle le voulait mais elle n’a jamais essayé de forcer le passage. Je n’étais pas l’homme idéal. Je m’étais enfermé dans un monde où tous étaient des invités auxquels je délivrais de temps à autre des visas d’entrée, je ne faisais aucun effort. J’avais cessé de vouloir en faire mais elle me l’aurait demandé avec son cœur, je l’aurais fait enfin je le crois. J’avais baissé les bras sur tellement de choses, elle était censé être mon soutien et se cantonnait à être là, juste là. Elle ne me connaissait toujours pas. On s’est aimé à la folie mais on n’a pas su s’aimer. Chacun enfermé dans un sacrifice muet et égoïste pour l’autre, jusqu’à oublier ce que nous étions, ce que nous voulions. On ne s’est jamais battu et c’est ce qui nous a tués en fin de compte. Perdus à force d’avoir peur de se perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce que je ne lui ai jamais dit, Lena&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Elle était assise dans un coin de la pièce. Elle attendait que je dise quelque chose, elle voulait que je dise quelque chose. Mais je restais sans rien dire laissant son hémorragie de lacrymales teinter ses cernes d’un rimmel ocre. Son cœur avait comme implosé. Un torrent coulait sur ses joues rougies, sur ses lèvres charnues et tombaient déjà sur sa poitrine. Elle n’arrivait pas à parler, elle avait comme des spasmes de panique. Elle prenait ses affaires pour partir. Je ne la retenais pas, il était 3h du matin, il n’y avait plus de trains. Un fois dans le couloir, elle arriva à murmurer une phrase. Tout ça pour une photo dans mon appareil. Je ne comprenais pas très bien cette envolée dramatique pour quelque chose qui ne représentait rien, j’étais amusé au lieu d’être inquiet. Je ne pus m’empêcher de rire. Elle arrêta de pleurer et demeurait plantée au milieu du couloir. Je revins sur mes pas, jusqu’à la chambre. J’avais passé presqu’une décade avec une file qui était d’une grande douceur en toute circonstance et je me trouvais face à un volcan déversant lave et explosions au moindre mouvement sur les plaques tectoniques de notre relation. Je n’étais pas habitué à cela et la seule certitude de l’instant était que ce n’était pas la bonne attitude à tenir avec moi. Rien ne m’affectait, j’étais totalement détaché de cette éruption nocturne, vide de tout sentiment à cet égard. Elle passa une demi-heure à tourner en rond puis franchis le pas de la porte de la chambre. Elle baragouina quelques mots en anglais avec son accent de l’est, je la pris dans mes bras.&lt;br /&gt;Elle était l’opposé de tout ce que j’avais connu. Passionnée, impulsive, décidée, intéressée par les arts, dynamique, positive et extravertie sexuellement. Elle était comme une révolution dans ma vie, une tempête dans mon monde lisse et ordonné. Un jour à St Petersburg, alors qu’elle me connaissait a peine elle m’avait dit une phrase que personne n’avait jamais dite : &lt;em&gt;Je crois en toi, tu peux tout réussir&lt;/em&gt;. J’étais surpris et incrédule, mais le pire était qu’elle le pensait vraiment. En dépit de nos problèmes de communication, des difficultés à se comprendre, de notre éloignement culturel et social, et sa propension à être émotionnellement semblable a de la nitroglycérine elle m’a toujours dit les mots que j’attendais et même quand je ne voulais pas les entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses sanglots disparaissaient peu à peu, son sourire naissait comme un soleil du petit matin, flirtant avec les restes de la nuit, les restes de la crise. Nous nous endormîmes entrelacés, au réveil elle me dit : &lt;em&gt;je ne veux pas être avec quelqu’un d’autre que toi mais je peux, toi tu ne peux pas être avec quelqu’un d’autre que moi mais tu veux. Tu fais tout pour être triste, tu es maso et moi aussi car je t’aime&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je fis celui qui n’avait pas compris, elle ne répéta pas. Je la conduisis à l’aéroport 2 jours plus tard, et seul sur le parking je ressentis un vide immense. Son séjour avait drainé toutes mes forces physiques par nos ébats et mes forces psychologiques par nos combats. Une larme coula sur mon visage et m’énerva. Je hurlais dans la voiture jusqu’à perdre la voix. Et la gorge irritée, ayant expulsé toute ma haine envers moi-même, je repris ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce que je ne lui ai jamais dit, MelaMel&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous étions assis dans un coin de la pièce. Le spectacle était fini, tout le monde se levait. Elle critiqua l’artiste avec raison, il n’avait pas semblé faire grand effort pour nous contenter. Elle était déçue. Je m’en foutais, cette soirée n’était qu’un prétexte pour la rencontrer. Après des semaines rythmées par nos échanges sms, je ne pensais qu’à elle et à ce moment-là. Je touchais son dos dans la foule qui se dirigeait vers la sortie, j’étais comme un gosse posant sa main pour la première fois sur un nouveau jouet, je souriais. Une fois hors de l’Olympia, je lui proposais d’aller prendre un verre mais elle déclina. Elle était fatiguée, il était dimanche et la semaine ne devait commencer par une veillée nocturne. J’étais déçu, j’acquiesçais néanmoins. Je lui envoyais un message une fois dans ma voiture et assis dans le noir attendait sa réponse. Quand le téléphone émis son bip annonçant un message mon cœur chavirait en adolescente prépubère, je ne remarquais même pas qu’une heure s’était écoulée depuis mon texto. Je n’imaginais pas ne jamais la revoir.&lt;br /&gt;Quelques semaines plus tôt…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emmanuelle fermait la porte avec dans les mains son dernier carton. J’étais mal. Je me retrouvais avec une pile de CD à trier comme dernier vestige d’une vie que j’avais détruite. Les cendres de notre amour étaient gravées sur disques numériques, ces chansons que nous écoutions à deux, ses titres qui avaient rythmés nos rêves et nos réels. J’avais envie de m’enfuir, j’étouffais. Mon téléphone vibra, c’était Mela. On se mit à discuter pendant une bonne heure via sms. Je n’étais pas seul. On riait, on se racontait tout et rien à la fois, la seule chose qui comptait à ce moment-là était de ne pas penser à ce qui se passait dans ma vie. Cette fille que je ne connaissais pas était devenue importante, vitale. Nous étions devenus accros aux vibrations de nos cellulaires annonçant un mot de l’autre, je ne m’en séparais jamais. Nous étions connectés du réveil au coucher, liés.&lt;br /&gt;Tout cela avait commencé par hasard, une erreur Facebook. Je n’étais pas la bonne personne qu’elle demandait en ami, mon message pour lui demander comment elle était passée d’un homonyme blanc à un noir avait été drôle et singulier. Nous avions continués à nous raconter nos vies, alors que nous ne nous connaissions pas, elle l’anthropologue sociologue et moi l’écrivain raté camouflé dans un costume d’informaticien rebelle. Un couple étrange d’inconnus, liés par un aléa imprévu comme si ils s’étaient toujours connus. Et dans cette période effroyable de ma vie, elle fut ma seule amie.&lt;br /&gt;Un midi apprenant qu’elle était aux urgences je quittais mon travail et me retrouvais à l’hôpital de St Germain en Laye, sans savoir à quoi elle ressemblait (outre cette photo de profil Facebook), sans savoir si elle était vraiment la et toujours là. J’attendais tranquillement en salle d’attente des urgences. Elle m’envoya un message pour me dire que tout allait bien, je lui demandais ou elle était…je n’étais pas dans le bon hôpital, elle était à Poissy. J’attendais depuis une heure. Je me mis à rire. Sur le banc Georges Eddie qui accompagnait sa femme me regardait avec suspicion du long de ses deux mètres, j’avais presque envie de lui dire que sa voix avait hanté mon enfance lors des matches de Jordan mais je m’éclipsais pour respecter tous ces gens en souffrance dans cette salle d’urgence.&lt;br /&gt;Je voulais enfin rencontrer Meli. L’occasion arriva finalement, un concert. Dans la foule devant la salle, je la reconnu immédiatement dans sa longue robe noire, j’étais ultra nerveux. Je n’avais pas eu de rencart de ce type depuis 8 ans. Je ne savais pas comment on faisait. Elle me sourit et tous alla bien. Elle était belle. Quelques jours après le concert, nos messages devinrent moins séquentiels et successifs, la magie était retombée. Elle m’expliqua avoir retrouvé son amour d’enfance par hasard. J’étais heureux pour elle, elle avait été comme une fée sur ma vie, me protégeant de ma solitude au moment où j’en avais eu le plus besoin. Je ne regrettai qu’une seule chose, ne pas lui avoir dit : Merci. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un soir je lui envoyais un mail pour savoir comment allait sa vie, elle me dit qu’elle attendait que je lui réserve une ligne dans ce blog avec anxiété. J’ai mis le temps Mela, mais tu sais comme moi que le temps n’a pas d’importance pour les gens comme moi&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-844451481798849559?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/844451481798849559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2011/03/ce-que-je-ne-lui-ai-jamais-dit.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/844451481798849559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/844451481798849559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2011/03/ce-que-je-ne-lui-ai-jamais-dit.html' title='Ce que je ne lui ai jamais dit'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-6682067498126123076</id><published>2011-01-05T18:00:00.004+01:00</published><updated>2011-01-05T18:11:21.775+01:00</updated><title type='text'>Experiences, 1ère partie.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Juste quelques souvenirs dont je ne suis pas fier. De ces tatouages sur nos passés qu'on ne peut pas effacer. Des expériences de vie... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La course&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Elle me regardait sans rien dire. C’était une situation étrange. Je n’étais pas habitué à cela. Son corps nu portait encore les stigmates de l’acte. Le long de sa cuisse, un ruisseau translucide échouait sur une tache sur son canapé. Elle se leva, toujours sans rien dire et s’engouffra dans ses toilettes. Mes orteils sur le parquet froid, me suivirent jusqu’à la moquette de la salle de bain. Je me lavais les mains, passais un filet d’eau sur ma face et mon sexe. Mon regards croisa mon visage quand j’eu fini de l’essuyer. J’avais des cernes, le blanc de l’œil était jaune et quelques vaisseaux dans les coins formaient une nébuleuse sanguine.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Je peux prendre une douche ?&lt;br /&gt;- Oui, prends ma serviette si tu veux…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je ne voulais pas prendre cette serviette. J’en voulais une neuve, une propre.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Elle est mouillée. Je peux en prendre une autre ?&lt;br /&gt;- Dans le tiroir du meuble à gauche…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je fouillais un peu dans la commode et tirait la serviette blanche la plus épaisse du lot. Je la posais sur le lavabo en équilibre et entrait sous la douche. Je fis couler un peu d’eau sur la faïence du mur le temps que le mélangeur délivre un jet tempéré puis sur mes chevilles, jusqu’à mes hanches. Je grimaçais arrivé sur mon aine, elle m’avait griffé. Ma peau était arrachée des deux côtés, mon flanc gauche était plus touché que l’autre. Deux sillons à vifs s’enfonçaient sur mes bourrelets, elle avait accroché ses ongles plus profondément que je ne le pensais. Je passais le pommeau au-dessus de ma nuque, la tête baissée. Je laissais l’eau s’écouler pendant un moment. Je la regardais s’épandre sur le sol pour mourir dans un gouffre. J’avais l’impression que nos vies étaient parfois identiques. On se jetait dans l’abime, pris par le courant.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Encore la dessous ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je ne lui répondais pas, je voulais qu’elle parte, je voulais être seul à cet instant. Juste l’eau et moi puis éponger centimètre par centimètre mon corps. Je ne lui répondais pas.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ça te gène si j’entre ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je coupais l’eau et sortit ma tête de l’anonymat du pare-douche opaque&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Comment ?&lt;br /&gt;- Tu as fini ? Je voulais venir avec toi...&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle était toujours nue. Je ne pouvais m’empêcher de regarder son cou, descendre au triangle entre son épaule, son buste et sa nuque. Je remarquais son grain de beauté en plein centre. Sa poitrine juvénile demandait à être saisie à main pleine.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oui, ma peau se flétrie. Je n’ai pas vu le temps passé. Je rêvassais. Tu me passe la serviette ?&lt;br /&gt;- Attends je te la change. Celle-là est trop grande, on dirait une serviette de plage.&lt;br /&gt;- Ce n’est pas grave…&lt;br /&gt;- Tiens, celle la sort du sèche-linge.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle me tendit, un rectangle de coton vert aux bords cousus de fil jaune. Nos corps se frôlèrent, le sien entrant dans la douche le mien en sortant. Elle me fit un sourire auquel je répondis. Elle empoigna mon sexe au passage.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- A tout à l’heure toi !&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je m’essuyais, pendant qu’elle me racontait sa vie sous la douche. En voyant le petit tabouret en dessous du lavabo, l’idée de maquiller sa mort en suicide me traversa. Je me séchais bien consciencieusement. Je tentais de regarder mon côté gauche dans la glace, sur la pointe des pieds mais la vitre était embuée. Elle parlait toujours. Je posais la serviette pliée en deux sur support accroché au plafond puis ouvrait et fermait avec délicatesse la porte, sans bruit. Je voulu mettre mon caleçon mais il me semble qu’elle s’était essuyé avec. Je fus pris d’un fort dégout pour ce qui venait de se passer. Je mis mon teeshirt, mon jean et fouillait dans ma poche. Mes clefs y étaient, mon portemonnaie aussi. Je regardais la pièce, les vêtements au sol et les verres vides sur la table basse. Un verre était tombé par terre durant nos ébats, il s’était fêlé. On pouvait voir un épais trait graver sa surface lisse. Cette fêlure résonna en moi, elle n’était qu’un écho de moi-même. Je l’entendais sortir de la douche, entrer dans sa chambre. Elle dit quelque chose mais je ne l’entendais pas, je ne l’écoutais pas. Je pensais au verre sur le parquet. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je saisis ma veste. J’ouvrais la porte et la fermait sans faire de bruit. J’appuyais sur le bouton l’ascenseur. Je trépignais. Je ne voulais pas qu’elle m’intercepte. Je fus pris de panique. Mon cœur s’emballait, l’ascenseur arriva. J’entrais dedans et me rendis compte que j’aurais pu dévaler les escaliers, il n’y avait que 3 étages. Et, pendant qu’il descendait lentement, je l’imaginais me poursuivant comme dans un film, un thriller haletant ou le héros cherchait à s’échapper de l’antre du tueur maléfique. Mon cœur battait encore plus fort quand arrivé au rez de chaussé un bruit de gong émana de la cage de métal pour signifier l’arrivée. Je serrai les poings, arrivais à la porte de l’immeuble. Le bruit du bouton nécessaire pour sortir pouvait réveiller une armée, je me retournais mais rien. Je franchis le seuil. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un lampadaire éclairait encore alors que le jour naissait derrière les voitures garées. La rue était déserte, le coin de la rue était à une cinquantaine de mètres. Trop loin ! Pensais-je. Tant de distance à faire pour disparaitre du champ de vision. Je me mis à courir. Courir si vite, mon cœur était prêt à exploser. Je m’arrêtais deux rues plus loin, sur de ne pas être suivi. Il y avait un garage. Je mis mes mains sur mes genoux, le corps en équerre pour reprendre mon souffle. Mais qu’est qu’il m’était arrivé ? Pourquoi j’avais fuis ainsi ? Pourquoi tant de culpabilité ? Je me sentais tellement sale. Je me sentais tellement triste. Je m’asseyais a même le sol. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’était juste une aventure d’une nuit, je n’avais même pas entendu son nom, je m’étais contenté de sourire et de suivre les évènements. Pas de nom, pas de numéro, juste le souvenir d’une course au petit matin un poison inconnu dans les viscères. Je suis juste parti, j’ai juste fuis car ce n’était pas elle que je recherchais, elle n’était qu’une expérience ratée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La femme et la fille&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je rentre dans la boite de nuit. Il est tard, je suis fatigué. Je ne sais pas trop ce que je fais là, j’avais besoin de sortir, de trancher ma routine. Je m’arrête au bord de la piste, je vois une grande blonde qui gigote maladroitement. Je rigole. Je reste un moment à la regarder et fini par oublier que ses gestes désordonnés sont ridicules, elle exprime une forme de liberté. Je me retourne et voit quelques femmes plus âgées sur un canapé. Je détaille machinalement leurs vêtements, leur maintien, leur maquillage. Une d’entre elle me remarque et me souris. Mon œil lui fait un clin d’œil machinalement, sans pensée perverse, juste par politesse. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’avance vers le bar. Le barman est un asiatique, je l’observe verser un godet de vodka au millilitre près pour un client. Je rigole. Il s’approche de moi et tends l’oreille. Je ne sais pas quoi lui dire, je n’ai pas soif et même si je voulais boire je ne saurais pas quoi prendre. Je suis juste la car je ne sais pas où aller dans e club. Je me sens obligé de lui crier une marque d’alcool, j’imagine que mon mot descendra le long de son couloir auditif et actionnera son bras vers quelque bouteille d’âpre breuvage. Je ne sais pas ce que je lui ai dit mais il semble s’agiter. Je reçois un verre pétillant et translucide. Un Gin Tonic ? Je le porte à mes lèvres, bois et grimace. Une main se pose sur mon dos. La femme au clin d’œil est à côté de moi.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Qu’est-ce que vous buvez ?&lt;br /&gt;- De l’hydromel moderne.&lt;br /&gt;- Hydromel ?&lt;br /&gt;- Juste de la chimie prepubere servi dans un récipient mal lavé…&lt;br /&gt;- De l’alchimie ? vous parlez bizarrement…&lt;br /&gt;- Non, de LA chimie…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle était devant moi et me dévisageait. Je souris poliment. Elle n’avait pas compris un mot de ce que je venais de dire.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Vous ne dansez pas ?&lt;br /&gt;- Je bois…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle ne bougeait pas. Je souriais toujours.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Vous avez un beau sourire&lt;br /&gt;- Merci&lt;br /&gt;- Allez, on va danser…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle me prit la main et me tira vers la foule. Une fille recula et écrasa son talon en plein centre de mon pied. Mon bras s’écarta en reflexe et renversait une partie du contenu de mon verre. J’avais la manche et main trempée. La femme ne remarqua rien, elle me tirait toujours vers le centre de la piste. Une fois au milieu elle se colla à moi et se mis à bouger ses hanches. Elle dansait une sorte de chorégraphie lambadaraggatechopoplatin. Un ‘je-me-frotte’ arythmique endiablé. Je souriais toujours, comme un masque vissé sur ma tête. Elle bougeait de plus belle. Cela me semblait interminable. Je me disais qu’elle finirait par manquer de souffle, mais rien, elle se frottait toujours. Je sentais sa sueur dégouliner sur ma chemise, Je lui fis signe que j’avais chaud afin de m’éloigner. Elle souffla pour me faire comprendre qu’elle aussi. Je reculais pour me retirer, elle me suivit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A l’écart de la piste, elle déboutonna sa robe-chemisier. Ses sous vêtement maintenant apparents, les cheveux attachés, elle suait toujours mais cela semblait être moins sale. Je suis un animal, pensais-je en me surprenant à vouloir lécher son cou. Je tournais la tête et regardais la piste. La grande blonde gesticulait toujours, faisant des courants d’air avec ses bras maculés de taches de rousseur. La femme se mis à me parler de nouveau.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Tu t’appelles comment ?&lt;br /&gt;- …Christophe….&lt;br /&gt;- Amélie&lt;br /&gt;- Ok&lt;br /&gt;- On s’assied ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je ne sais pas pourquoi j’avais menti. J’imagine que je ne voulais pas m’impliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tard, je n’avais pas bougé du canapé. J’étais entouré de quatre femmes plus vieilles que moi, une collé à mon bras. J’étais incapable de savoir si c’était la même que précédemment, alors je descendis la tête au niveau de ses yeux pour mieux la voir. Elle du croire que je voulais l’embrasser et m’avala les lèvres. Ma main se posa sur sa cuisse. Elle redoubla d’effort avec sa langue et posa son autre cuisse sur ma main. J’étais un comme papillon cloué vivant sur un tableau. Personne ne venait me délivrer.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Christophe, on y va mon doudou ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;J’étais horrifié. Elle m’avait appelé doudou ! J’avais l’impression d’avoir glissé dans un monde parallèle ou d’être devenu une sorte de caricature de l’antillais de service. J’avais envie de vomir. Je voulais me cacher sous le canapé et disparaitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regardais le réveil. Il était 9h. J’étais assis sur le lit en chaussettes et caleçon. A côté de moi, j’entendais respirer cette femme avec qui j’avais passé la nuit. A travers les rideaux, le soleil filtrait une douce lumière sur mes mains. Je les passais sur mon visage comme pour me laver avec ses rayons. Mon jean était par terre, je l’enfilais. J’avançais jusqu’à la cuisine et pris un verre d’eau. L’appartement était décoré avec gout, sans surcharge de babiole, juste quelques photos accrochées au mur. Elle devait avoir une fille. Je m’assois devant la télé et me mis à regarder Arte, une émission sur les volcans. Je n’étais pas vraiment passionné mais je restais là, je ne savais pas vraiment ce que je foutais là. L’émission suivante était une sorte de reportage sur l’architecture, une histoire de verre et de métal avec des images de synthèse simplistes pour expliquer comment le tout tenait sur un édifice. Une ombre se projeta sur le sol. Je me retournais.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une fille d’environ 16 ans se tenait devant la porte du salon. Elle avait de longs cheveux châtains qui descendaient sur ses épaules. Elle portait un débardeur rose pâle et un boxer noir. Elle était belle, ingénue et rayonnante. Elle me fixait.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Vous êtes qui ?&lt;br /&gt;- Pa…Christophe…&lt;br /&gt;- Vous sortez d’où ?&lt;br /&gt;- …heu….&lt;br /&gt;- Vous avez dormi la ?&lt;br /&gt;- …non, je n’ai pas dormi. J’ai regardé une émission sur les volcans.&lt;br /&gt;- Quoi ? Elle fait chier ma mère avec tous ses tarés ! Moi aussi je rentre de boite bourrée, mais j’ramène personne à la maison&lt;br /&gt;- La télé t’a réveillée ? Excuse-moi…&lt;br /&gt;- Ta gueule toi ! Crevard !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je la fixais. Ces yeux étaient larmoyants. Je me levais, elle recula. Je me rassois.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Je ne savais pas….qu’elle ne vivait pas seule&lt;br /&gt;- Ouais…j’existe pas&lt;br /&gt;- Tu veux du Nutella ?&lt;br /&gt;- Je vais chercher une cuillère.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle revient s’assoir à côté de moi. Le pot de Nutella entre nous deux, on alternait pour se servir tout en regardant notre émission d’architecture. On ne se parlait pas, on était bloqué devant le poste de télévision. Puis sur générique de fin elle me dit :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- J’ai jamais regardé cette chaine…c’est….j’aime bien&lt;br /&gt;- J’aime bien aussi&lt;br /&gt;- …&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je mis ma chemise. On se fit la bise et je descendis les escaliers. Au premier palier quand je me retournais, elle me fixait toujours. Je lui fis un sourire timide et elle en fit un énorme qui me réchauffa le cœur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je pense à elle quelque fois, j’espère qu’elle est heureuse et sa mère moins triste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-6682067498126123076?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/6682067498126123076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2011/01/experiences-1ere-partie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/6682067498126123076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/6682067498126123076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2011/01/experiences-1ere-partie.html' title='Experiences, 1ère partie.'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-7413263082287599801</id><published>2011-01-04T17:27:00.007+01:00</published><updated>2011-01-04T17:38:33.930+01:00</updated><title type='text'>Psychostasie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Interlude &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’on se rencontre, les questions sont toujours les mêmes mais les réponses sont toujours différentes. L’autre chamboule nos certitudes, il répond à des attentes qu’on ignorait avoir et comble les vides que son absence crée. Lorsqu’une histoire débute, nous sommes dépendants de cette endorphine nouvelle, nos sens se muent en moteurs d’un corps que portait jusqu’alors la raison, et toute cette adrénaline qui nous rends si confiant en excédent et si faible en pénurie. Nous doutons comme une rébellion de l’encéphale tandis que le sang afflue en d’autres parties de notre organisme spongieuses ou musculaires. Nous perdons nos règles, réinventons nos jours. Notre regards va plus loin, parfois même plus profondément. Et lentement, le coté droit s’allie au coté gauche pour reprendre la situation en main, la tète se ligue pour dominer de nouveau. Nous sommes des animaux dressés, apprivoisés par des schémas sociaux, des patterns comportementaux et contraints par nos moyens physiques, intellectuels et économiques à être dociles. L’état amoureux pur et intégral n’est qu’un battement de cils, parfois le temps s’arrete mais toujours il reprend ses droits et les yeux s’ouvrent sur nos amours. Certains prennent au vol quelques poussières sur l’iris et se frottent, les larmes expulsent le corps étranger et l’œil rougis contemple le métronome impassible.&lt;br /&gt;Parfois, je me sens si léger que je fronce les sourcils et baisse la tête de peur qu’une brindille ou un insecte ne percute mon globe à nu mais rien ne protège de cela. Le vent nous empale, l’amour est une bourrasque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Psychostasie&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J’étais avec Déborah au téléphone, on se disait qu’il fallait qu’on se revoie. On se parlait de choses banales, et puis elle me posa une question.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Tu es encore avec Maryline ?&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- Qu’est ce que tu fais avec cette fille ? Vous êtes totalement différents…Elle est…négative… Je ne sais pas comment le dire…&lt;br /&gt;- Elle a juste besoin d’amour&lt;br /&gt;- Mouais…t’es aussi fou qu’elle !...c’est sur&lt;br /&gt;- Je sais, un jour elle va me tuer et se tuer après parce qu’il n’y aura plus de Nutella…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je m’étais déjà souvent posé la question, j’avais souvent le sentiment d’être la goupille d’une grenade. Elle avait jeté un sort sur ma raison, notre histoire est celle d’une passion, le cœur sur une balance, une psychostasie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre rencontre est tout ce qu’il y a de plus banal. Un soir je passe à la résidence étudiante de Supelec pour voir Nathalie, une amie qui y résidait. Le squat dans la chambre de Nathalie s’organisait, j’étais avec Eric un pote de ma promo, puis nous sommes rapidement 5 puis 7. Nat passe mon album de Dru Hill, une fille entre. Habillée tout de noir, petite, avec un gros sac en bandoulière. Elle s’arrête sur la musique.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- T’écoute Dru Hill !! tu me surprendras toujours&lt;br /&gt;- C’est Pat’ qui me l’a passé&lt;br /&gt;- Pat, c’est qui? … J’adore la voix de Sisqo !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle avait capté mon attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je devais passer la voir à sa résidence universitaire, plus bas, afin que l’on s’échange des CDs.&lt;br /&gt;Un peu paranoïaque, elle n’avait pas confiance et ne voulait pas me passer les disques, je devais lui apporter des K7 pour qu’elle me fasse des copies. Et, comme j’étais boulimique de musique, je passais deux, trois fois par semaine à sa chambre pour écouter des nouveautés et pirater les sons. Je l’apprivoisais et quelques semaines plus tard j’eu le droit d’amener trois disques par rencontre. Bien entendu, se voyant beaucoup, on discutait également beaucoup de tout et de rien et les soirs où je ne passais pas, on s’appelait. Elle aussi, m’avait apprivoisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était une époque étrange, je sortait beaucoup mais ne voyais pas vraiment mes amis. Pierre aka Bouba débutait sa romance, Chris était avec Caroline, Luc assez loin, etc. Je sortais beaucoup, découvrait la vie de la capitale la nuit, une vie qui me dégoutait. Le monde n’était qu’un ramassis d’ordures émotionnelles, une déchèterie pour sentiments, et dans cette fange n’émergeait que la rancœur, le ressentiment, l’égoïsme et la cupidité. Je me sentais exclu de toute chose, je me sentais seul. Dans ma nuit, j’avais croisé Emmanuelle de nouveau un soir, elle avait baissé la tête et rougit à mon regard, elle était comme une preuve que la lumière existait. Et puis, il y avait Deborah dans mon entourage, son sourire était un baume sur ma vie, je le regardais jusqu’à en être ivre, sans elle je ne sais pas ou ma chute intérieure aurait terminée. J’avais décidé de ne pas l’approcher pour ne pas risquer de perdre cette ancre dans le monde réel. Je restais alors muet, tapi dans l’ombre tandis qu’elle projetait sur les choses simple du quotidien une parfaite lumière.&lt;br /&gt;Bientôt je n’allais plus en cours, je trainais ma carcasse voutée dans les salles obscures de St Michet et passait mon temps à visionner des Woody Allen et des Kurosawa, la vie avait plus de sens dans leurs scenarii. Les héros D’Allen cherchaient l’amour, la reconnaissance, ils luttaient contre leur moi intérieur, leurs phobies, les acceptaient, les transcendait et parfois l’échec était envisageable avec une certaine sérénité, une quiétude cynique. Les héros de Kurosawa, avaient un code éthique, la mort était omniprésente dans leurs pensées, il n’y avait parfois ni mal ni bien, la moralité et la justice dépendait du vainqueur, rien n’était préjugé, tout était acte (parfois dans la ruse et la fourberie) et la défaite était un enseignement. Ma philosophie de vie changeait, dans le monde de Chris Claremont qui avait inondé mon enfance, le mal était le mal mais dans mon monde post-adolescent arrosé par un juif newyorkais toqué et un vieil asiatique esthète, le mal n’était qu’une autre vue du monde, une autre perspective sur les choses. La force morale née de notre éducation et de notre expérience formatait cette perspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos soirs étaient devenus un rituel. Maryline m’écoutait parler. La tête en l’air, une cigarette à la main, elle mettait un disque, allumait des bougies, éteignait la lumière et s’asseyait sur le lit, dos contre le mur, les jambes en croix, sans rien dire, sans un sourire. Elle fumait la, tranquillement, ma voix devenait un chant sur le rythme qui passait. Un soir, elle posa sa main sur le lit et me demanda de m’approcher. J’étais surpris et hésitait.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Allez…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je lui obéis. Elle se coucha sur mes jambes. Cela dura des soirs et des soirs, un nouveau rituel. La musique et les bougies, sa tête sur moi. J’avais envie de l’embrasser mais j’étais bien comme ca, je ne voulais rien de plus. Un soir, je rentrais dans sa chambre et elle pleurait, je ne lui demandais pas pourquoi je la pris juste dans mes bras sans échanger un mot, et ce soir la le rituel changea. On se coucha leur contre l’autre jusqu'à l’aube, le disque de &lt;em&gt;Morgan Heritage&lt;/em&gt; tournant en boucle. Au premier rayon du soleil, elle ne dormait pas mais n’avait pas bougé d’un pouce.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Je change le disque mais tu restes la ?&lt;br /&gt;- Si tu veux…&lt;br /&gt;- Promis, tu ne bouges pas ?&lt;br /&gt;- Je ne sens plus mon corps, je ne peux pas bouger&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle mit &lt;em&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;demain c’est loin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; de l’album d’&lt;em&gt;IAM&lt;/em&gt;, la touche Replay enfoncée et on resta collés l’un contre l’autre un moment encore. Je me levais finalement, elle grommela, mécontente, insatisfaite et triste. Je descendais et saluait Mme Henry (la mère de Titi) qui me dis un truc en créole auquel je répondis par un sourire, je n’avais pas le droit de dormir la.&lt;br /&gt;Maryline me fit payer mon départ en m’évitant durant quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions prévu un weekend end à Troyes chez une amie, on fini par se retrouver dans la même maison pour 3 jours. J’étais avec Eric dans une chambre, il me demanda ce qui se passait, je répondis qu’il avait quartier libre et que je serais enchanté si mes deux amis devenaient plus intimes. Il se mit à l’ouvrage dès le réveil pour conclure juste avant notre retour sur Paris. Quand je fus rentré chez moi, je me mis à pleurer comme un gamin sans savoir pourquoi, j’étais juste en overdose de ma vie. Je venais de perdre la personne qui soutenait mon mal être.&lt;br /&gt;Le vendredi suivant, je voyais Christophe et Daivy et me sentait mieux, le samedi je rencontrai Héloïse, ce fut une belle rencontre. Je butinais de fleur en fleur jusqu'à la fin de l’année. N’ayant toujours pas approché Deborah, n’ayant toujours pas parlé avec Maryline. Son histoire avec Eric n’avait duré que quelques jours, trop hystérique, trop négative, trop a fleur de peau, trop, trop…Maryline. Un soir je passais la voir pour échanger des CD. Elle me dit qu’elle m’en voulait, qu’elle avait perdu son ami le plus important. Elle me demanda de rester. On se coucha l’un contre l’autre jusqu’au matin. A mon réveil, on s’embrassait, et d’un coup je fus submergé de toute ces choses qu’il y avait en elle, versés en torrent dans le vide de mon âme, en un baiser elle avait rempli mon existence. Je voulais être la pour elle, elle donnait un sens a ce vide car elle était la seule personne qui avait vraiment besoin de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On était finalement ensemble. On l’avait toujours été et en même temps, on ne l’avait jamais été. Quelque chose de très fort et dévastateur nous relia brutalement, quelque chose qu’on avait évité pendant longtemps et dont on ne pouvait plus se défaire. Nos corps étaient en accord, synchronisés. Personne autour ne compris ce qui venait de se passer. Pierre me demanda, Nathalie me demanda,…je ne pouvais leur répondre, un raz de marée venait de passer sur ma vie.&lt;br /&gt;Je ne me souviens pas de ce qui se passa ensuite, entre baisers et mots échangés, je crois que nous nous sommes séparés durant l’été, la France devenait championne du monde. Tout était possible, nous étions invincibles. En octobre, je vins sur Meaux pour passer un week-end amical avec Maryline, il ne le fut pas, nos corps explosèrent sur notre bonjour. Je me rendis compte que dans mes bras elle devenait quelqu’un de différent, mais dès que je m’éloignais, elle redevenait aigrie, anxieuse, versatile, le téléphone nous tuait. Il fallait que l’on soit proche l’un de l’autre pour exister. Elle se mit à faire des kilomètres par semaine pour venir me voir et j’ose croire que nous fûmes heureux mais en vérité je commençais à étouffer. Je commençais à mal vivre ma dépendance et ma lassitude. Quand se voir est contraint par nos sentiments, le manque de l’autre, certains y voient une passion, moi, je n’y voyais qu’une entrave obturant ma vue sur ce que la vie pouvait m’offrir. Aujourd’hui je sais, que ma perspective d’une situation est souvent l’opposée du bonheur, je ne suis pas apte aux sentiments simples. Il faut que mon cœur batte, il faut que mon cœur explose, quand ma course vers l’amour s’arrête, je me sens mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une aube, en rentrant elle eut un accident de voiture, dérapant sur une plaque d’huile ou surement la fatigue. Elle n’avait plus de véhicule. Elle en voulait à la terre entière, moi y compris. Je savais que l’espacement de nos entrevues signait notre avis de décès. Elle devenait insupportable loin de moi. Les mois avaient passés sans que l’on se rende compte, et tout était très compliqué. Quand ma tante m’offrait un billet pour Tahiti pour mes vacances, je partais seul. A mon retour, je mis fin à notre histoire, tout était devenu trop compliqué et j’avais revu la fille de mes rêves.&lt;br /&gt;Maryline me répondit simplement :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;em&gt;- Dès la première fois où tu me parla de cette fille. J’ai su que je te perdrais à cause d’elle&lt;br /&gt;- Elle est prise, il ne s’est rien passé. Il ne se passera sans doute jamais rien.&lt;br /&gt;- La fille à la rose…ta destinée&lt;br /&gt;- Oui, la fille à la rose&lt;br /&gt;- Fait chier…je n’aimerais plus jamais ces fleurs la…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines plus tard, j’embrassais Emmanuelle, la fille à la rose.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Interlude&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Janvier, une brise se lève. Ma vie est comme en léthargie depuis un moment, j’ai froid. Le vent furette entre les poils de mes avant-bras, chois au milieu de mon dos. Je frissonne. Je ferme mes yeux rouges et rêve qu’une larme coulera sur ma joue mal rasée, asséchée par l’hiver. Rien. Je regarde le reflet d’un arbre dans le miroir, ses membres amputés par la saison de leur toison verte. Je nous trouve des similitudes. L’automne a fait tomber les dernières feuilles de mes rêves. Je vais attendre le printemps, je bourgeonnerais à nouveau d’espoirs. Le soleil inondera à nouveau mes racines. Mon dos est courbé depuis si longtemps que personne n’a remarqué que j’étais si proche du sol. Je n’ai pas de peurs, je sais qui je suis. Le vent se lève, sa langue s’engouffre dans mon oreille et me chatouille. Ma vie se réveille, encore engourdie par son coma. Elle regarde l’heure. Il est déjà tard, il est déjà temps. Je souris, mon visage avait oublié cette forme. Mes commissures se défroissent, j’ai un pied au sol. Je n’ai pas oublié comment on marche mais je reste immobile. Je remplis mes poumons, je suis encore faible n’allons pas trop vite. Je déchire une étoffe de toile blanche et la pose au fond de ma poche. Un bout de drap pour ne pas oublier d’où je viens. Ce sommeil conscient. J’ouvre la fenêtre. Le vent tourbillonne. Je tends les doigts comme pour le saisir. Il s’enroule. Je ferme les poings et le serre. Il m’entraine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS: Bonne Année à tout mes lecteurs. Je vous souhaite le meilleur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-7413263082287599801?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/7413263082287599801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2011/01/psychostasie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/7413263082287599801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/7413263082287599801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2011/01/psychostasie.html' title='Psychostasie'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-3001171064078400372</id><published>2010-09-14T19:27:00.004+02:00</published><updated>2010-09-17T12:25:20.533+02:00</updated><title type='text'>Lena, part I: How she saved my life</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;« Si tu lis cette lettre c’est que je suis pas loin de la prochaine&lt;br /&gt;Elle aura son charme mais ça vaudra pas tes fossettes&lt;br /&gt;J’ai un pincement ici quand je repense à ton visage&lt;br /&gt;Hélas, rien ne se présente comme on l’envisage&lt;br /&gt;On s’est tellement répété que c’était trop beau pour être vrai&lt;br /&gt;Les débuts sont tous pareils à peu de choses près&lt;br /&gt;Je pars avant l’heure où l’homme commence à mentir&lt;br /&gt;Lorsque l’aiguille penche entre le meilleur et le pire&lt;br /&gt;On se reverra, d’ici là t’en rencontreras d’autres&lt;br /&gt;Imagine tout ce que nous aurions pu&lt;br /&gt;Pour ne jamais réaliser que nous ne riions plus&lt;br /&gt;[…] J’ai pris la décision de te quitter plutôt que de te tromper&lt;br /&gt;Est-ce le bon geste ?&lt;br /&gt;On a vécu…&lt;br /&gt;Ce grand A que peu peuvent se vanter d’avoir connu&lt;br /&gt;Tout ce qu’on aurait pu est souvent mieux que ce qui se fait&lt;br /&gt;Qui est satisfait ? »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Oxmo Puccino&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les gens sont ce qu’ils sont, on les observe, on vit avec eux, on apprend comment combler leurs besoins, palier leurs carences mais ils restent incomplets. On s’approprie des détails pour justifier l’ensemble, car au fond dans le désespoir ne pas remplir les vides de leurs silences, les réponses aux questions non posées, dans la rage de ne pas pouvoir compléter leurs gestes avant qu’ils ne les esquissent, c’est notre propre quête d’eccéité qui demeure un échec. Dans le regard de l’autre, on cherche désespérément une voix qui hurlerait à nos tympans que nous ne sommes pas vains. Un miroir qui reflèterait autre chose que nos corps imparfaits rabotés par le temps, la lueur d’une incandescence.&lt;br /&gt;Je ne suis pas différent, un peu particulier sans doute, sur le lisse de mon être une aspérité se dessine, une singularité. Je crois que je suis un idéaliste réaliste, mais est-ce seulement possible? Un peu comme regarder à droite et à gauche en même temps, pour ca, il faut être deux. Il faut être deux et je suis un, et en étant qu’un je ne suis pas un, foutu cercle psychotique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce blog, en attente depuis des mois méritait mieux. Je ne suis qu’un scribe paresseux écrivant sous sa douche, dans sa tête, des lignes et des lignes d’histoire sans les mettre sur le papier. Je ne suis qu’un auteur sans volonté d’écrire, épuisé par une vie qu’il déstructure à loisir de sommeil incomplet, de plaisirs fugaces ou non assouvis pleinement, comme si le temps pressait et qu’il ne m’en restait que peu. Peur ? non, même pas, juste incapable de me relever d’un coup porté je ne sais quand par je ne sais qui. Je n’ai plus qu’un rêve, être moi. Ca à l’air simple mais je n’y arrive pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais entrer. Ici tout n’est que nuit, tout est sombre, tout est ombre, même la musique semble délavée de ses notes originelles. Ici je suis seul et pourtant mon propre regard me juge et conditionne mes actes. Je suis devenu tellement étranger à ce que je fais, à ce que se suis. Je reste la, à la porte de ma propre vie, derrière une grande baie vitrée, je voudrais entrer mais l’autre à l’intérieur ne me laisse pas, quand bien même que cet autre c’est moi.&lt;br /&gt;Je voudrais entrer. Comme je suis juste un peu perdu entre mes désirs et mes non désirs, mes actes effectifs et ceux rêvés. Je me manque à moi-même et je ne sais pas si je vais revenir. Je ferme les yeux, je ne sais pas ce que j’attends depuis si longtemps presque qu’a en désespérer.&lt;br /&gt;Je voudrai entrer. J’ai tant frappé à la porte de ma propre vie que mes doigts imaginaires se sont brisés. Sans doute le verrou sautera de lui-même ou l’autre dans un élan de compassion me laissera passer. Peut être se dit-il la même chose, que de l’autre cote de la baie vitrée il voudrait aussi traverser. Peut être ais je oublié que c’est moi qui l’ai enfermé la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lena, part I: How she saved my life&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lena s’était endormie sur la couverture du lit, juste vetue d’un tee-shirt qui descendait jusqu’aux genoux. Elle ressemblait à une figure peinte sous la Renaissance, le visage extrêmement pale, les joues pommelées et les lèvres roses comme une fraise Haribo. Mon doigt était enserré entre ses poings, comme si elle avait voulu me retenir mais n’avait pu saisir qu’une infime part de mon corps. Je n’arrivais pas à écarter ses doigts du mien, elle serrait trop fort et je ne voulais pas la réveiller. Je me retrouvais donc là, à la regarder dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille, son avion a peine débarqué de St-Petersbourg, elle m’avait donné rendez vous pour me dire qu’elle ne voulait plus me voir. Je devais la retrouver devant le &lt;em&gt;Virgin&lt;/em&gt; sur les Champs Elysées, j’étais en retard et elle était perdue. Elle avait descendu la mauvaise avenue en sortant du RER, je lui demandais de ne plus bouger et partait à sa rencontre en face de l’Hôtel &lt;em&gt;Napoléon&lt;/em&gt;. Je pensais savoir ou était l’hôtel, je descendais en courant l’Avenue Marceau et me rendit compte face à l’hôtel &lt;em&gt;Regencia&lt;/em&gt; que j’étais dans l’erreur. Je remontais et m’engageait sur Friedland. J’avais une heure de retard quand je la vit de l’autre coté de la rue.&lt;br /&gt;J’allais traverser quand je vis un type l’accoster. J’observais la scène de loin. J’enrageais… Cela dura une éternité, 5mn sans doute, le type la fit rire, l’envie de le tuer me traversa l’esprit. Il sortit son téléphone de sa poche, mais ne nota rien dessus, elle ne le lui donnait pas ses coordonnées. J’étais soulagé, légèrement euphorique, comme si ce combat a distance m’avait désigné vainqueur. Il s’éloigna d’elle. Je pouvais m’approcher. Le feu était au vert, je traversais. Quand je fus à 10 mètres d’elle, un autre type l’accostait. Je me rendis compte que je la voulais pour moi, que je ne pouvais la laisser partir. A mon regard, il s’écarta.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se fit un timide bonjour du regard, sans bises, sans mots.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- You are always late! I feel like I’m spending my life waiting for you, and you just don’t care…&lt;br /&gt;- Come on! I’m sweating! I’m running all over Paris to see you.&lt;br /&gt;- Let’s eat something, I’m hungry&lt;br /&gt;- Hungry or angry?&lt;br /&gt;- Both…All guys in the street are trying to go somewhere with me…&lt;br /&gt;- I can imagine&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était habillée d’une robe noire épousant les courbes de son corps, la poitrine en décolleté. Les pores mis en éveil par la brise crépusculaire. Son visage était incroyable, je souris. Elle demanda pourquoi, je lui répondis qu’elle ressemblait toujours a un ange peint par Botticelli dans un corps de démon sortit de la plume de Goethe. Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On traversait la rue, entrait dans un restaurant bar, le Deloren. Le serveur paru très surpris de nous voir, il nous installa à l’intérieur. Quand il nous donna la carte, je compris la situation. Nous étions dans un restaurant casher, un vendredi soir, entre les familles qui venaient diner. On prit une bouteille de rosé casher, une salade pour la dame, un dessert pour moi. On ne s’était toujours rien dit, j’avais juste comblé la conversation de quelques blagues pas drôles, mais elle était bon public et avait rit. Le silence arriva fatalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Dou you love me ?&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LA question piège, on se sent toujours oblige de dire oui. Pour éviter les cris, les larmes, la haine. Pour éviter les regards confus et fuyant, les mains tremblantes et le cœur s’écrasant sur le sol. Je n’ai jamais su répondre à cette question. Dire non est presque qu’impossible et dire oui est une somme de complication qu’on ne peut anticiper. J’avais envie de lui faire une réponse à la Prince (Love? Define love?)… Mais je pris une gorgée de rosé, une cuillère de chantilly et lui fit un sourire. Elle attendait la réponse, ses yeux étaient déjà rougis par l’attente, je voulais la protéger mais je savais que quelle que soit la réponse elle souffrirait. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Yes&lt;br /&gt;- So why! Why it’s so hard?&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Des larmes coulaient sur ses joues de bébé. Je lui pris la main. La musique se fit plus forte dans le restaurant, il y avait un anniversaire. Les enceintes mal réglées se mirent à crépiter sous les basses. On se mit à rire de l’inconfortable de la situation.&lt;br /&gt;La crise était passés, ses yeux bleus pales luisaient d’une nouvelle étincelle et me fixaient. Je ne savais plus ou me cacher, elle était comme un cristal de kryptonite, elle m’irradiait. Et moi, son superman n’était plus invulnérable. Elle savait, elle avait toujours su comment me réduire à l’état de simple mortel. Etre a ses cotés me rendait fragile, elle ravivait mon désir de vivre, mon estime de moi-même que j’avais perdu. Ses mots, ses gestes me rendaient ma condition d’homme, je me sentais fier et fort a ses cotés, j’étais tout ce que je n’avais jamais été qu’en apparence. Parfois quand je la touchais, j’avais l’impression de sentir son cœur exploser dans sa poitrine. Elle m’avait rendu dépendant de l’image qu’elle renvoyait de moi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notre première rencontre, je l’avais regardé danser comme tous autour, sans arrière pensée. Je l’avais trouvée libre, pleine de vie. Je l’avais regardé comme on regarde une étoile filante sans avoir le temps de faire un vœu. J’étais juste intervenu pour la sauver entre deux prétendants trop pressants, sans arrière pensée. Juste une main tendue, elle l’avait prise et ne l’avait plus lâchée. Nous étions liés sans savoir pourquoi, comme si ce lien était une évidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres le restaurant casher, elle avait gardé ma main dans ses poings jusqu'à mon lit, nous nous étions endormis. A mon réveil, elle n’avait pas bougé. Je me disais que tout serait plus compliqué à présent, je me disais que depuis Emmanuelle personne n’avait été dans ce lit. J’avais besoin d’air. Je me donnais des dizaines d’excuses pour lui dire de partir à son réveil. Maintenant que je respirais, j’avais besoin d’air. Mon doigt était toujours coincé dans sa main. Je posais ma tète sur l’oreiller. Elle ouvrit les yeux. Ils étaient d’un bleu surréaliste dans la pénombre de la pièce. Elle me regardait sans rien dire, mes excuses s’étaient subitement envolées, il ne me restait qu’une seule phrase en tête : cette fille vient de me sauver la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-To be continued. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Lena, part II: The Red, The Blue &amp;amp; The Green&lt;/em&gt;-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-3001171064078400372?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/3001171064078400372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2010/09/lena-part-i-how-she-saved-my-life.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/3001171064078400372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/3001171064078400372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2010/09/lena-part-i-how-she-saved-my-life.html' title='Lena, part I: How she saved my life'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-7706271174521474452</id><published>2010-09-03T18:58:00.004+02:00</published><updated>2010-09-03T19:29:58.114+02:00</updated><title type='text'>Love as a coin flip, Part IV (end)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;Heimdall me laissa passer, il bougea à peine. Il avait pris l’habitude de me voir errer sur le Bifrost, hésitant à franchir les portes. De temps à autres quand l’ennui l’asphyxiait, quand la solitude le gagnait, il desserrait les dents et me lançait sa boutade favorite: &lt;em&gt;‘Ratatosk que fais-tu en céans?’&lt;/em&gt;. Je souriais alors et il posait sa main sur mon dos répétant inlassablement le même avertissement &lt;em&gt;‘Prends garde aux Nornes, parfois il ne vaut mieux ne pas titiller les trames de Wyrd’…&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;Mais cette fois, il était immobile, il savait déjà sans doute qu’il était trop tard et qu’une fois passé la caverne de Gnipa, je serais en Hel, dans l’étreinte de ma valkyrie.&lt;br /&gt;Parfois, sur le chemin, je faisais mine de m’arrêter prendre un verre chez Baldr et me rendais au puits d’Urd. Elles étaient la. Urd qui savait ce qu’il était arrivé ricanait, se faisant reprendre par Verandi qui voyait ma douleur présente tandis que Skuld, mon destin futur possible en mains répondait déjà à la question que j’allais lui poser. Je savais que les Nornes n’approuvaient pas mon union avec la valkyrie. Je savais, qu’elles, qui savaient tout, avaient lu que notre histoire finirait en cris et larmes. Mais, refusant le déterminisme de notre Wyrd, je me gageais de changer la fin de l’histoire. Et chaque fois, je leur demandais si le futur avait été modifié par mes actes.&lt;br /&gt;Cette fois la, Skuld leva la tête et paru surprise.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Que se passe-t-il ?&lt;br /&gt;- Je…je…impossible !&lt;br /&gt;- Réponds moi je t’en conjure…&lt;br /&gt;- Tu ….vas lui donner ta bénédiction et elle partira…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je souriais. J’avais changé le destin. Bien sur, il était trop tôt pour savoir si la trame serait heureuse, mais j’avais infléchit le cours des choses, fait dévier les planètes de leur axes, à force d’acharnement et d’erreurs. Urd pris le fil de mon existence passée, le roula autour de son index et me le lança entre les mains. Un flux brutal de souvenir affluait en moi, sans liens, des images oubliés se chevauchaient, se liaient et se déliaient dans les méandres d’un questionnement fondamental, tout-est-il écrit ou tout est-il a écrire ? J’entendais le rire d’Urd au loin comme le chant d’un corbeau, la danse mortuaire d’une hyène devant la carcasse encore chaude de ce qui restait de mon intimité. Je retournais sur Midgard sous ma forme humaine dans un patchwork de souvenirs décousus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Souvenirs&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait plusieurs jours que je pensais à ça. Mais pourquoi donc avais-je dit oui ? Quelle situation ubuesque ! Valérie m’avait demandé d’être son témoin à son mariage. Quand elle avait posé la question, j’avais répondu ‘oui’, presque machinalement comme une évidence. J’étais honoré d’avoir été choisi pour l’être. Je devais juste rentrer chez moi et annoncer la bonne nouvelle à ma compagne avec le sourire de rigueur, mon regard persuasif le plus profond, l’air naïf d’être totalement open avec la situation et affuté comme une plaque Tefal ou rien n’accroche.&lt;br /&gt;Emmanuelle ne compris pas vraiment pourquoi j’avais dit oui, mais il faut dire que je n’avais pas de réponse. Ca me paraissait juste normal. Elle voulait juste savoir si elle était invitée, elle n’avait pas aimé mais n’avait rien dit. Elle allait enfin rencontrer la fille qui m’envoyait des calendriers Kinder à chaque Noel et des œufs en chocolat pour Pâques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenir...&lt;br /&gt;J’étouffe à l’intérieur, je sors un peu. Je regarde les adolescents se chamailler, je les envie, j’aimerais retourner au temps de l’insouciance, des besoins futiles indispensables, des sentiments exacerbés. Un des gamins me sourit, on a tant de choses à se dire mais pour ce soir, ce simple sourire suffira, sa mère à l’intérieur se marie pour la seconde fois. Un jour il m’avait dit qu’il pensait que ce serait avec moi et en cruel prêtre de Delphes je lui avais dit non.&lt;br /&gt;Quelle corvée ce mariage ! Je n’avais pas envie d’être la, j’avais failli me décommander dix fois, trouver des excuses incroyables mais je ne me voyais pas me défiler. Je regarde par la fenêtre, les gens dinent, ils ont l’air de s’amuser. Moi, j’ai passé ma journée à expliquer qui j’étais aux gens autour : "Moi, je suis….heu…bonne question, le témoin !". Certains me connaissent, sa famille, certains amis, Mélanie que je vois avec son compagnon rural, sans elle tout cela ne serait jamais arrivé, ca me donne envie de la torturer. Je regarde par la fenêtre et je vois Emmanuelle perdue au milieu de tout cela. Je me demande ce qu’elle pense de tout ca, j’imagine qu’elle a envie de partir en courant. Elle tourne la tète, me voit, sourit. A cet instant, pour elle je donnerais ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenir...&lt;br /&gt;Il fait nuit sur Champeaux. Je ne sais pas trop ce que je fous la, au milieu de rien, en Seine et Marne. Je monte un escalier, elle me précède et fait rouler ses hanches. Je ne regarde pas, je me suis déjà fait avoir par ce coup la. Je m’assois sur le canapé, elle se met sur un tabouret. On discute un moment. Un type entre, il a un regard malin, il sait qui je suis mais est détendu, ses pensées sont claires, saines. Je la regarde et je sais. Je sais qu’il va l’emporter, qu’elle va s’envoler, je la regarde et quand je me lève pour lui dire au revoir j’ai décidé que ce serait la dernière fois que l’on se verrai. Mon départ comme un cadeau, la possibilité de pouvoir être heureuse, de vivre sa vie rêvée. Je serre la main de cet homme, je lui passe le témoin. Adieu Valérie.&lt;br /&gt;Les années passent. Les filles défilent dans ma vie, des amies comme Frédérique, des amantes comme Leila, des compagnes d’une nuit comme Héloïse, des rêves comme Deborah, des passions comme Maryline. Puis l’amour, Emmanuelle. Les années passent encore, et puis un soir je reçois une lettre bleue écrite à l’encre noire. Elle est signée par Valerie, elle m’a retrouvé. Deux ans plus tard, nous nous ne sommes revus qu’une fois mais elle me demande d’être son témoin, je dis oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenir...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notre première fois, c’était le début de l’hiver, nous sortions de soirée. Je montais les escaliers, elle me précédait et faisait rouler ses hanches. J’étais comme hypnotisé par le va et vient. Elle me prenait par la main, me conduisait dans sa chambre. Il y avait un martelât à même le sol. La pièce était très froide, elle m’asseyait et sans me retirer le haut dénoua ma ceinture. Je fis un mouvement de recul quand la boucle me toucha le ventre, elle était congelée. Elle dû croire que ce fut a cause d’elle et souris, retira ma montre et mes lunettes, m’embrassa le long du cou. Et allongé, nu, je frissonnais à chacun de ses doigts glacés sur mon corps brulant. Pire, la chaine autour de son cou, me faisait me tordre dans tous les sens quand elle me frôlait. Elle devait me prendre pour un hyper sensible, j’avais toute la peau en érection, elle sur moi et ce pendentif gelé qui me rendait fou. Il semble que nos corps se sont souvenus de cette nuit durant toute notre relation, du bruit de cette montre qui se dégrafe à l’étalement des ses cheveux sur l’oreiller. De ses croissants au réveil, de cette façon de me tenir les mains pour les regarder et cette cigarette de rage quand je partais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenir...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n’ai plus de nouvelles depuis des mois, elle me manque. Il me manque quelqu’un a qui parler, j’ai croisé une fille au sourire surréaliste, plus tard, bien plus tard je saurais qu’elle se nomme Déborah. Elle ne m’a pas remarqué. Je n’étais qu’un parmi tant d’autres autour, et quand la nuit s’est achevé, quand je n’ai pas eut le courage d’aller lui parler, elle est partie avec un autre. C’était hier, et depuis je ne pense qu’a Valerie. A ma place, elle y serait allée, elle. Elle aurait affronté les regards, la possibilité de l’échec et aurait atteint son but. Elle, elle l’aurait eut. J’ai pris le micro, j’ai lancé le sample et me suis mis à raper en impro:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il fait si chaud aujourd’hui, trop chaud pour un enterrement&lt;br /&gt;Pourtant j’enterre ma raison tu me manques tant&lt;br /&gt;Tant de temps et passé et pourtant je ressens encore l’empreinte de ton corps&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Prisonnier du souvenir, c’est avec moi que tu voulais vieillir&lt;br /&gt;Mais ton amour trop fort m’a fait te fuir&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Tu sais, plus rien n’est comme avant, même les sirènes ne m’envoutent plus de leurs chants&lt;br /&gt;Blasé de tout, mon âge défile comme le vent et j’ai peine a m’imaginer dans dix ans&lt;br /&gt;J’écoute toujours les vieux slows d’R Kelly mais je n’ai plus personne à aimer sur SexMe&lt;br /&gt;Overdose, même le sexe ne me satisfait plus&lt;br /&gt;On a passé tant de nuits à danser qu’on n’a pas vu le temps passer&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;Tu me manques encore plus que je ne me manque à moi-même&lt;br /&gt;A chacun son collier de peines, j’ai tant fermé les yeux, tourné la tête quand tu disais je t’aime&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Souvenir...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis sur le quai de la gare, j’attends ce train qui est encore en retard. Le téléphone sonne. Valerie est dans sa voiture a des kilomètres de la.&lt;br /&gt;- Je suis devant chez mon psy&lt;br /&gt;- Ca va ?&lt;br /&gt;- Ca fait des mois que je suis en thérapie…&lt;br /&gt;- Et…&lt;br /&gt;- Je ne lui ai jamais parlé de toi&lt;br /&gt;- Tu triches, ce n’est pas nouveau. Apres toi c’est lui qui finira en thérapie&lt;br /&gt;Rires.&lt;br /&gt;- Comment vas-tu ? tu ne m’as pas répondu…&lt;br /&gt;- Bien…&lt;br /&gt;- Oui, comment vas-tu ?&lt;br /&gt;- Bien je te dis&lt;br /&gt;- Ok mais comment vas-tu ?&lt;br /&gt;- Comme une fille qui va chez son psy sachant très bien ce qui ne va pas.&lt;br /&gt;- Et…&lt;br /&gt;- Je suis pas heureuse. Tu me manques&lt;br /&gt;- Mon train arrive, je te laisse…&lt;br /&gt;Rires.&lt;br /&gt;- Arrête, tu as un mari génial, un gamin qui…heu…bon on oublie le gamin. Tout va bien non ?&lt;br /&gt;- Oui, c’est vrai j’ai un mari génial, j’ai ma maison, de l’argent, des amis…je suis juste vide.... sinon ! toi ca va ?&lt;br /&gt;- …oui, tout va bien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le train arrive. Je le prends, on raccroche. Je rentre chez moi. Emmanuelle dors dans le salon, j’ai envie de la réveiller. De lui parler. Je remets la couverture sur ses pieds. Je rentre dans mon bureau, allume l’ordinateur et lance Football Manager. Je ne pense plus à rien, je regarde des ronds bleus courir autour d’un rond blanc poursuivis par des ronds rouges tandis qu’un texte en dessous s’enflamme à coup de &lt;em&gt;« Poteau !!! La frappe de York vient de heurter le montant droit de Seaman. Arsenal tient encore dans ces dernières minutes du match ».&lt;/em&gt; Il est 22h, la porte du bureau s’ouvre, Emmanuelle se frotte les yeux.&lt;br /&gt;- Pourquoi tu ne m’as pas réveillée ?&lt;br /&gt;- Tu dormais comme un bébé…après je n’ai pas vu l’heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvenir...Mercredi, 1er Septembre 2010&lt;br /&gt;Valerie me Ping sur Facebook. On discute de nos vies. On a vieillit, on constate que nos rêves ne se sont pas réalisés, elle me demande comment on fait pour savoir qu’on a fait les bons choix. Nos choix ont été ce qu’ils ont étés, ils nous ont construits, je les regrette tous et n’en regrette aucun. Je suis un puzzle, certaines de mes pièces ne s’emboîtent pas avec les autres. Certaines autres pièces ont été égarés je ne sais où. Mais ce puzzle complet, même si je n’en connais pas l’image finale est fait de parts de mon cœur. Il m’a guidé toute ma vie au détriment de ma raison et des fils des Nornes, je suis comme cette pièce de 5Francs, je tombe du coté cœur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;END&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;PS: Pardon pour ses semaines, mois sans nouvelles. Ce blog tout comme moi est un &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Phénix&lt;/span&gt;, il renaitra toujours quand il aura fini de se consumer &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-7706271174521474452?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/7706271174521474452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2010/09/love-as-coin-flip-part-iv-end.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/7706271174521474452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/7706271174521474452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2010/09/love-as-coin-flip-part-iv-end.html' title='Love as a coin flip, Part IV (end)'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-4125869903519562997</id><published>2010-01-08T00:27:00.003+01:00</published><updated>2010-01-08T00:51:17.457+01:00</updated><title type='text'>Love as a coin flip, Part III</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le temps était orageux, enfin sans doute aurais-je voulu qu’il le soit. Sans doute dans ma mémoire, associer les instants de pluie aux instants importants, tragiques permets d’augmenter la tension dramatique. J’imagine le plan sous un air mélancolique, la voix jazz rocailleuse de Cassandra Wilson, l’air empli de la fumée d’un cigare ayant une marque de rouge à lèvres sur sa bague. Action ! crie le metteur en scène, et le personnage principal courbe le dos pour pénétrer dans un lounge de Saint Michel, perle cachée sous les voutes d’un Paris défunt, de cette époque où nous ne faisions plus qu’un. Il s’assoit au bar, commande un ‘Old Fashioned’, le barman s’exécute. La musique s’arrête, elle entre. Je suis le scénariste donc elle est trempée par l’averse, passe une main dans ses cheveux. Traveling avant. Les gouttes coulent le long de ses joues telle de grosses larmes, c’est pratique la pluie. Elle dépose son impair sur un tabouret, pose un baiser sur le héros, lui annonce qu’elle va se sécher un peu. Il commande un second verre, qu’il descend aussitôt. Elle réapparait, cheveux attachés, maquillage épongé, commande un Mai Tai, un cocktail pour homme. Elle porte une courte robe noire avec un peu de dentelle sur le décolleté et sur les bras, elle sourit. Il la regarde.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Je sais que tout est fini, mais…&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- Mais j’essaierais encore…&lt;br /&gt;- Non,…tu vas vivre autre chose, en aimer un autre, avoir la maison avec la barrière blanche&lt;br /&gt;- Peut être mais quand bien même, j’essaierais encore… Je ne serais jamais guérit de toi&lt;br /&gt;- …tu racontes n’importes quoi&lt;br /&gt;- J’ai envie de t’embrasser…&lt;br /&gt;- Moi aussi&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Il finissait son verre. Pris son cou entre ses mains, sera doucement et posa ses lèvres sur les siennes. Elle laissa couler quelques larmes, il serra dans ses bras. Le silence. Plus rien n’existe autour. Et puis la porte s’ouvre, un vent froid entre dans la pièce, dehors la pluie tombe en trombe. Un homme sur le palier secoue son parapluie. Il entre, elle se décolle. Le héros regarde, et il sait. C’était le dernier baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille, tout ca n’était qu’un rêve. Un scenario sorti de mon hippocampe. J’ai rendez vous avec Valérie pour pique niquer, une idée à la con, je n’aime pas ca, mais elle a insisté me disant que je ne regretterais pas cet incursion dans la nature. Je passe une heure à chanter du R-Kelly sous la douche, une heure dans ma voiture jusqu'à chez elle, puis une heure dans la voiture jusqu'à je ne sais ou, un coin désert dans un pré abrité par de grands arbres. On s’installe, je m’attends à voir débarquer Robin des Bois mais rien, nous sommes seuls. Je n’arrête pas de me plaindre, l’herbe est humide, il y a des moucherons, le sandwich est fade. Elle me renverse et s’assied sur moi.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Je ne t’embrasse plus jusqu'à ce que tu me dises que t’es content d’être la avec moi&lt;br /&gt;- Je suis content d’être la avec toi&lt;br /&gt;- Tu mens !!&lt;br /&gt;- De nous deux, la personne qui ment le plus c’est toi&lt;br /&gt;- Oui…et alors&lt;br /&gt;- Oui ??&lt;/em&gt; Je la poussais du bras…&lt;em&gt;Comment ca : oui ?&lt;br /&gt;- Ca va…rien…&lt;br /&gt;- Quoi rien ? Tu mens sur quoi ?&lt;br /&gt;- Rien…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle allumait une cigarette. Je la saisi dans ma main, pour l’écraser.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Mais qu’est ce qui te prend ? tout ca c’est pour toi…. Tout ce que je fais c’est à cause de toi&lt;br /&gt;- Tu fais quoi ?&lt;br /&gt;- Tu m’as détruit mon cœur sur une piste de danse. J’essaie de m’évader de toi mais je n’y arrive pas. J’ai essayé, je me suis abandonnée…&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- J’ai couche avec Dom&lt;br /&gt;- Albator ?&lt;br /&gt;- C’est que du sexe, mon cœur est à toi…&lt;br /&gt;- Et c’est moi le fou !&lt;br /&gt;- Je ne peux pas être seule, quand t’es pas la, j’arrive plus…&lt;br /&gt;- Mais merde…tu te rends compte de ce que tu dis&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;La discussion dura un moment, sans intérêt. Je savais déjà tout ce qu’elle me disait. Tous ses reproches. Mon départ en Espagne avec Luc, notre séparation sur la piste du Kio, mes sorties nocturnes avec Freddy, l’incompréhension des gens biens sur notre relation décalée, etc. Je savais déjà tout ca, je lui avais déjà pardonné mon clone défectueux qu’elle avait trouvé je ne sais ou pendant notre rupture. Mais pas le borgne du clip de Fabe, ce parasite de la nuit, danseur au corps sculpté dans le jais, gravitant autour des stars naissantes comme Hasheem ou les Afrodisiak. L’idée m’était insupportable, je le revoyais nous saluer à l’entrée de la boite de nuit le samedi et se la taper le lundi, j’avais envie de vomir. Elle se mit à parler de jeu, d’une partie qu’elle jouait pour oublier ses sentiments, des démons qui l’habitait depuis ce slow, par ma faute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chemin du retour fut tendu, je ne décoinçais pas les dents. Je me sentais sale. Elle regardait par la fenêtre, l’orage grondait. Je montais par le petit escalier délabré qui menait jusqu'à son appartement, et à peine assis dans le canapé posait milles questions. Elle tournait autour, comme un papillon autour d’une ampoule, sans cesse voulant se rapprocher malgré la température, sans cesse repoussé par son instinct jusqu'à finalement y perdre ses ailes dans l’extase d’un ultime assaut. Elle semblait encore animée de vie, le cendrier plein, les yeux rougis. Je ne ressentais rien. Je me grattais nerveusement les cuisses comme quand enfant j’étais stressé. Je ne ressentais rien et je m’en voulais. L’air était irrespirable, trop de cigarettes jonchaient demi consumées sur la table basse. Je pris congé, de toutes les façons je n’entendais déjà plus ce qu’elle me disait depuis longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je pris la route de chez Marie, une ex. Il y avait une fête dans le village. Un espèce de bal musette ridicule où mémé et pépé du trou du cul du monde bourgeois de Seine et Marne se rendent après la messe jusqu’au diner de 19h pour jouer au Bingo et fredonner des airs perdus interprétés par un sosie de Joe Dassin. Elle fit un bond en me voyant et courra jusqu'à moi. Elle me serra fort dans ses bras. Comment avait-elle deviné que c’est ce qu’il me fallait ? Son amie, une rouquine aux longs cheveux bouclés et au piercing sur le nombril me tira par le bras. Je me retrouvais parmi une dizaine de filles toute plus boutonneuses les unes que les autres, on aurait dit un casting pub pour Clearasil. Une fille dépassaient les autres de deux tètes, mais elle discutait avec le black du coin, je ne voyais pas sa tête cachée dans sa chevelure blonde. Je m’assois sur un banc, et discute avec Marie. La blonde se mets en face de moi. Un choc. Elle avait un visage parfait, incroyable. J’étais bloqué.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-Vas y…réveille toi !!&lt;br /&gt;- heu…mais c’est qui ca ?&lt;br /&gt;- Carolina…t’es pas très original, tout le village est amoureux d’elle-même mon frère…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Elle avait entendu, elle me souriait. Je voulais me cacher.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Allez ! rêves pas…Elle n’est pas pour toi…elle fait mannequin, y’a déjà une loooongue liste d’attente&lt;br /&gt;- Mais je ne veux pas être sur la liste… Je ne suis pas libre…enfin, je sais pas, je sais plus rien&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;La nuit tomba. Les vieux rentraient réchauffer leurs soupes, j’étais toujours sur mon banc, une gaufre à la main, la tête de la copine rousse sur ma cuisse, elle dormait. Carolina s’approcha.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- T’as l’air…perdu&lt;br /&gt;- Non…Oui….Peut être….et toi ?&lt;br /&gt;- Heu…moi ca va. Elle riait&lt;br /&gt;- Tu sais que tu complexes toutes les filles qui sont dans ce village ?&lt;br /&gt;- C’est la faute de ma sœur…elle est parfaite, moi j’essaie de suivre…mes parents me rendent la vie impossible... je m’en fout de les complexer, je bosse tout les jours pour ca…ma mère pense qu’on est des caniches de compétition, j’en peu plus des concours de miss machin…je ne sais même pas pourquoi je te dis ca ?&lt;br /&gt;- Parce que j’ai l’air perdu..mais de toutes les façons, les gens passent leurs temps à me raconter leurs vies…je dois avoir la tête pour ca&lt;br /&gt;- T’appelle comment ?&lt;br /&gt;- Patrick&lt;br /&gt;- Caro et surtout, surtout me sort pas la chanson de l’autre où je pars direct&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les heures passèrent. J’étais toujours la, une tête rousse sur une cuisse, une tête blonde sur l’autre. Un type en panique en face de moi hurlait. Je le regardais sans réagir. Il hurlait de plus belle. C’était le père de Carolina, il cherchait sa fille depuis un moment, elle n’était pas rentrée. La rousse se réveilla en panique aussi, elle parti en courant, regardant sa montre. Caro se leva et hurla de plus belle. Je ne savais pas ce que je foutais la, le type me pris par le col et me gifla. Carolina le poussa, elle pleurait. Je ne sentais rien, j’étais toujours vide. Le père tira sa fille par le bras, elle s’accrochait au mien. Il avança sur moi pour me gifler à nouveau, il se retrouva par terre. Je ne sais pas ce que je lui avais fait. Carolina le releva. Ce fut enfin le silence. Ils partirent. Je marchais jusqu’ a ma voiture, j’avais du sang sur la chemise, sur les mains. Je cherchais une coupure, mais rien, ce n’était pas le mien.&lt;br /&gt;Je me levais tard, il était lundi. J’attendais 15h, sachant que Valérie avait fini son boulot et l’appelait.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- On se quitte…&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Normalement, ca se passe comme ca…&lt;br /&gt;- Depuis quand on fait les choses normalement ? D’ailleurs on est ensemble ?&lt;br /&gt;- On se quitte pas parce qu’on est pas ensemble, c’est ca ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- On est quoi alors ?&lt;br /&gt;- Deux handicapés de l’amour…Mon cœur est unijambiste sans toi&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Ouais mais pas ton cul, pensais-je en silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre histoire continua sans questions, machinalement. Elle m’avait moi et Dom, puis d’autres gars qui tournaient de ci de la sans que je sache ce qu’ils foutaient la et si leurs relations étaient physiques. Je ne demandais plus rien, j’avais tout les droits sauf ca…&lt;br /&gt;Un soir, Julie et Valérie sonnèrent chez moi, je ne m’y attendais pas. Elles voulaient rendre visite à Chris dans sa résidence universitaire, Julie avait décidé de se donner à lui. Drôle d’idée. Je ne comprenais pas bien, je crois qu’elles voulaient avoir un truc qui les liait comme si les deux copines avec les deux copains aurait arrangé les choses, resserré les liens. Mais Chris malgré tout les appels du pied ne voyait rien ce soir la, il était désespérant, il n’y pensait même pas. Julie était la sœur de Mélanie, on avait été en cours avec Mélanie…L’idée ne l’aurait même pas effleurée et je le savais, mon pote était un bon vieux sentimental qui passait ses midis à regarder Dallas, son personnage c’était Bobby, pas JR. Dans la vieille Polo rouge de Valérie, sur le retour, on se mit à parler de triolisme…mais ce fut juste des mots.&lt;br /&gt;Le weekend suivant, Val, Julie et moi on sortit en boite et quand a 4h du mat Val dû aller travailler. Je décidais de dormir chez Julie à leur grande surprise. Je me retrouvais donc dans sa chambre, chez ses parents, sa sœur, mon ancienne camarade de classe dormant à l’étage, dans son lit une place. Il ne se passa rien. Mais ca eut l’effet d’une bombe le matin.&lt;br /&gt;Entre la tête de la famille qui me connaissait, celle de sa sœur. C’était grandiose, un opéra.&lt;br /&gt;Cet épisode fit Valerie changer sa façon de voir, fini Dom, fini le pauvre type projectionniste à Bondy…En tout cas, je n’en entendait plus parler, mais une banale discussion fit ressortir toutes ses peurs et on se sépara pour de bon. Elle me demanda ce qui se serait passé ce soir la si Julie avait été moins loyale en amitié, je lui répondis franchement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les semaines passèrent. Je trouvais une excuse pour aller me balader du coté de Fontainebleau et après avoir fait toute les rues de la ville comme un abruti, je croisais Carolina. A peine sorti de la voiture, on s’embrassa. J’étais le plus heureux des gars de la planete aux bras de cette fille. Elle était incroyablement belle. C’était surréaliste. Je gonflais d’orgueil, je l’escortais à Paris pour des séances photos Elite ou Vogue, je me sentais comme Pretty Woman. Mais petit a petit, je lui fis vivre un enfer, j’étais jaloux a en être malade. Je voulais tout le temps savoir ou elle était, ce qu’elle faisait, avec qui, jusqu'à quand. J’étais odieux. J’avais perdu toute clémence, ce que Valérie m’avait pris c’était ca, je ne pouvais plus faire confiance. Quand un type lui demandait l’heure, j’avais envie de le frapper. Je ne voulais plus sortir dans la rue avec elle, je la gardais cachée, j’étais devenu fou. Je devenais malade quand elle partait en train de chez moi, quand elle posait pour des photos, quand elle parlait avec des types de ses cours…un vrai psychopathe. J’en étais à ne pas dormir et ne plus manger quand elle était a Londres pour des shootings. Quand elle m’annonça qu’elle partait faire son année d’étude à Londres, je fus soulagé, je n’en pouvais plus. Elle m’avait vidé. On se séparait. Peu après, j’appris avant "&lt;span style="color:#000099;"&gt;Fan de"&lt;/span&gt; par un coup de fil de sa soeur qu’elle était avec le chanteur bellâtre Peter André…Aujourd’hui je me demande ce qu’elle est devenu…cette fille trop parfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, Frédérique me proposait d’aller voir Tribal Jam en concert. J’alertais Chris et sa copine Caroline (quel copieur celui la) et on se retrouvait sous un chapiteau à Fontainebleau. Dans la queue, une fille derrière me mis la main sur le foie en disant « Salut, Toi ». Je me retournais, c’était Valérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;-A suivre-&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-4125869903519562997?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/4125869903519562997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2010/01/love-as-coin-flip-part-iii.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/4125869903519562997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/4125869903519562997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2010/01/love-as-coin-flip-part-iii.html' title='Love as a coin flip, Part III'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-8114455391578722048</id><published>2009-11-26T19:01:00.004+01:00</published><updated>2009-11-26T19:30:58.332+01:00</updated><title type='text'>In the rain</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#000066;"&gt;&lt;strong&gt;Interlude&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les mails urgents s’accumulent dans ma boite, sur le bureau une pile de notes de frais à viser, des présentations à valider, un planning à définir…je n’ai d’appétence en rien. J’écris tous les jours dans ma tête des pages et des pages de ce blog, vous ne les lirez jamais, au mieux quelques échardes coincées entre mes doigts s’épancheront en numériques. Je passerais bien mes textes dans un décodeur hexadécimal pour voir s’ils se codent avec plus de 0 que de 1. Cela serait un juste reflet, le miroir ASCII de ma vie. Le lecteur mettrait ma mémoire dans le logiciel et naviguerait d’offset en offset sur les épisodes ayant quelques intérêts. Vous seriez assis dans votre canapé, un verre à la main et un bol de pop corn sur les genoux pour regarder la diffusion du jour sans coupure pub, la vie dissolue d’un être inconstant. Mes amis, acteurs malgré eux, aurait pu voir les coulisses des événements qu’ils ont vécus, mes anciennes muses auraient vu a travers mes yeux toute la tendresse maladroite et sincère des mes actes manqués. Peut être auriez vous compris ce que mes mots ne pourront jamais transcrire, faute de talent. Mais comment décrire des odeurs, comment décrire le frisson du dernier baiser que l’on pose avant de partir à jamais, comment décrire le cœur sur le point d’exploser trop plein de peine, d’angoisse, comment décrire la perdition d’une âme, comment décrire l’amour.&lt;br /&gt;Dans le film ‘Under the Cherry Moon’ de/avec Prince, sa conquête lui pose sans cesse la même question ‘Do you love me ?’ et sans cesse il a la même réponse ‘Define love’…Define love, c’est un peu l’objet de ce blog, un objet d’une ambition insensé, donner une couleur à l’invisible.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dès le début de ce blog j’ai averti que la linéarité des événements ne serait pas possible, que nous allions jongler d’une archive de ma vie à une autre, puis revenir. Suivant cette absence de logique chronologique, je quitte un moment l’histoire de Valérie (nous y reviendrons miss, nous y reviendrons), pour vous raconter autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un jour de pluie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais à Bucarest. Je venais d’arriver dans la ville en ce dimanche pluvieux. Mon hôtel était situé un peu loin du centre et bien qu’ayant tenté une longue balade à pied pour me rendre sur les axes principaux, j’en étais encore loin. Ma carte de la ville était trempée, je ne savais pas plus trop où j’étais. Je me mis à un arrêt de bus et commençait à discuter avec une vieille roumaine qui parlait français. Souvent ce genre de chose m’arrive, je me retrouve au milieu de nulle part et je tape la discute avec des gens qui se demandent ce que je fais la. Je dois avoir la tète d’un type qui n’est pas du coin mais qui est super sympa, car les gens viennent systématiquement vers moi. Elle avait un peu de mal en français car elle ne pratiquait pas depuis longtemps mais elle comprenait assez bien, je lui proposais de l’avancer en taxi au centre ville si elle négociait le prix et indiquait au chauffeur où aller.&lt;br /&gt;Je me retrouvais sur &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;Piata Victoriei&lt;/em&gt;,&lt;/span&gt; nexus des boulevards majeurs et pouvait découvrir la ville. Au bout de deux heures de marche, totalement affamé, épuisé et à nouveau perdu je cherchais un lieu de restauration quand l’averse se fut plus violente. Je rentrais dans un café de type Coffee House comme on en trouve en Russie, non loin du palais monstrueux de l’ancien dictateur local.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’étais trempé, je me fis comprendre plus ou moins par le serveur et allait me sécher au toilettes. Dans le couloir menant aux toilettes, je tombais face à une jeune blonde. Je tentais de passer par la droite, elle tentait de même de son cote, je changeais, elle aussi, on se mit à rire. Je m’écartais et la laissait passer. Je me séchais les cheveux, essuyait mes lunettes et retournais voir le serveur. Je prenais un grand capuccino et un énorme muffin au chocolat et m’assied sur la table contre le mur. Au bout de dix minutes, j’étais congelé, la table était collée contre une bouche d’aération qui envoyait de l’air froid sur mes jambes. Je me retournais et voyait le canapé libre. Je m’y installais. La fille blonde arriva, un peu gênée. Elle me dit une phrase en roumain et je lui rendis un sourire niais en réponse. Elle se mit à rire.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- I…was…in toilet…&lt;br /&gt;- Hum….again ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Elle riait.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- This…my place&lt;br /&gt;- Oh…sorry, thought it was free&lt;br /&gt;- Ok ok stay…big place…me here&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Elle me montrait du doigt l’autre extrémité du canapé. Je ne comprenais pas trop alors je me levais pour aller de l’autre coté du canapé et lui rendre sa place. Elle me stoppa d’une main sur ma poitrine.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- No…me here&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je suis un peu réfractaire aux contacts physiques entre non-intimes, et sa main sur ma poitrine était comme une violation de mon espace personnel. Je regardais sa main, elle le remarqua.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ah…sorry…sorry&lt;br /&gt;- No it’s me, bad reflex…I’m just...&lt;br /&gt;- Sorry …&lt;/em&gt; Elle retirait sa main&lt;br /&gt;Je lui repris la main. Elle se mit à rougir et baissa la tête dans sa longue chevelure blonde. Je ne voyais plus son visage&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;- Now, I feel terrible&lt;/em&gt; lui dis-je&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- You…funny !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je me mis à rire, m’écartant pour qu’elle puisse s’asseoir. Elle ne disait plus un mot, moi non plus. Je mangeais mon muffin. Notre regard se croisait de temps à autre, furtivement, on se souriait. Et puis elle se leva à nouveau pour aller aux toilettes.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Again ?!!!!!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Elle était toute rouge, je remarquais pour la première fois ses yeux verts. Elle laissa échapper une onomatopée ou peut être un mot dans sa langue auquel je répondis par un OK ! Elle me regarda fixement pendant 20s, je ne savais pas trop quoi faire, je la regardais aussi.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- What…you …do…here ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et par cette simple phrase débuta une conversation qui dura plus d’une heure, pleine de sourires, ouverte sur les choses de la vie avec une candeur infinie…Je regardais ses mains dessiner des cercles dans le vide quand elle cherchait ses mots, ses joues remonter quand je la taquinais, je regardais son visage parfait peindre en encre psychédélique des papillons dans l’air quand je tentais de dire son prénom d’origine slovaque: Kwetuzka. Je me sentais comme ivre d’elle.&lt;br /&gt;Elle regarda son portable. Et me pris la main.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- We go…&lt;br /&gt;- Where ?&lt;br /&gt;- …Walk&lt;br /&gt;- It’s raining !&lt;br /&gt;- …We go…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais pas trop le choix. Je la suivais dans la rue sous la bruine. On marchait sans rien dire, elle me tenait toujours la main. On faisait le tour de l’immense bâtisse de Ceausescu. Et à la lumière d’un lampadaire, elle s’arrêta et me serra contre elle, tête sur mon épaule. On resta la un temps qui me sembla être une éternité. Je fermais les yeux dans ce no man's land temporel.&lt;br /&gt;Quand je les ouvris, elle apposait sur ma joue un baiser et entrait dans un taxi. Je ne l’ai jamais revu, nous n'avons pas échangés nos numéros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’eut pas le temps d’y penser, mes journées de travail étaient longues, je pris l’avion deux jours plus tard, rentrait chez moi me changer et partait en séminaire en campagne.&lt;br /&gt;Dans ma voiture, au retour du seminaire, je commençais à me poser des questions.&lt;br /&gt;Est-ce que j’aurais franchit le cap si elle était resté plus longtemps avec moi ? Est-ce que seulement j’aurais voulu poser mes lèvres contre les siennes pour savoir ce que cela faisait ? Est-ce que ma vie sentimentale partait en vrille? Étais-je encore amoureux de la fille qui partageait ma vie ? Est-ce que je n’étais pas un amoureux de l’amour ? Un cœur d’adolescente acnéique battait-il sous ma poitrine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis entré chez moi, Emmanuelle dormait sur le canapé, il était 20h. Je la regardais un moment sans rien dire, puis je la réveillais. Je voulais lui dire combien je tenais à elle, je voulais lui raconter cette histoire. Elle s’est levé la tête embuée, m’a regardé et sa première phrase fut a propos de moisissures dans la chambre, puis elle enchaina sur un mal de ventre, puis sur autre chose. J’étais à genoux a coté d’elle assise en boule sur le canapé. Je la regardais sans rien dire, je n’écoutais pas vraiment ce qu’elle disait. Elle me posa une question, je répondis oui, machinalement. Elle se leva et partit aux toilettes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me retrouvais seul, assis dans la pénombre. Je ne pouvais pas lui parler. J’avais envie de hurler, la réponse a toutes les questions que je me posais plus tôt sur la route était ce simple oui que je venais de murmurer. Je me sentais mal, je n’avais rien fait mais cet instant avait comme déclenché un raz de marée en moi car l’espace d’un instant je m’étais senti en vie. En vie ! Je ne savais même pas que j’étais comme mort, je ne savais pas que notre histoire était entrain de mourir sans bruit tenue sous respiration artificielle par nos sentiments encore si forts mais si vains face au quotidien. Je ne pouvais pas lui parler, et ce simple fait était comme une grenade dans notre lit. Est-ce une utopie de vouloir partager toutes ses pensées, toutes les moments que l’on vit, en bien ou en mal avec la personne qui nous accompagne ? Est-ce que nous pouvons encore vivre ensemble sans se parler, sans évoquer nos doutes et nos blessures ? Trop souvent les relations se construisent sur la négation du moi d’un des deux partenaires, il s’efface par amour car l’autre a besoin de place et quand cet autre prends toute la place que reste-il ? Si je te parle tu ne dormiras plus, si je ne te parle pas je ne dormirais plus, quel jeu futile. Ne devions nous pas être UN ? Pourquoi ne me connais tu pas apres tout ce temps?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce soir la, j’ai pris la décision de sauver notre vie, je n’ai pas réussi mais cela est une autre histoire. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-8114455391578722048?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/8114455391578722048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/11/interlude-les-mails-urgents-saccumulent.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/8114455391578722048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/8114455391578722048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/11/interlude-les-mails-urgents-saccumulent.html' title='In the rain'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-611002387355659993</id><published>2009-09-01T11:57:00.005+02:00</published><updated>2009-09-01T12:11:51.933+02:00</updated><title type='text'>Love as a coin flip, Part II</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nous étions à l’Antares, Chris et moi, une boite de nuit du coté de Meaux.&lt;br /&gt;Nous étions arrivés tôt pour être surs de rentrer et petit à petit j’avais observé le bal des débutantes sur fond de parades nuptiales des paons autour. Tout ce petit monde qui jouait à se rapprocher, s’éloigner, se toucher, s’écarter, s’éviter, se lier, le tout comme des fourmis dans un reportage animalier. Semblant déambuler sans véritable but et pourtant œuvrant pour une cause commune, la survie de l’espèce. Car tout cela n’est rien d’autre qu’un trou d’insectes évolués qui apprennent les codes rudimentaires des relations humaines. Puis l’insecte mue en mammifère, car bien souvent les males tournent autour d’une seule femelle, éructants, narines ouvertes et torses bombés. Ils forment un cercle pour empêcher la fuite de la proie, attendent &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/Spzy7oCjVTI/AAAAAAAAAOU/mU-xPYMUZlg/s1600-h/piece2.JPG"&gt;&lt;/a&gt;l’angle mort pour s’approcher et la saisir par les hanches comme pour lui intimer le futur accouplement. Elle se débat souvent, tournant la tète, écartant les bras, le male n’est pas dominant, c’est la femelle qui choisi, toujours. Elle filtre les phéromones. Et puis, il y en a une qui se laisse faire, lascive, elle colle son postérieur sur son male, et ondoie. Il suit ses vibrations corporelles, mimer ses mouvements en résonnance de leurs âmes, je suis ton double semble écrire leurs corps dans l’espace, le rythme de nos cœurs se cale sur celui qui ne fait pas de fausse note dans notre mélodie. Elle se retourne mais déjà ils savent, il doit raccourcir la distance, l’enivrer de son parfum car c’est a cet instant que son odeur est la plus corrosive, l’heure ou la différence se fait, avant que le balancier des poitrines n’agisse plus en pendule d’hypnotiseur, que le charme s’estompe et laisse place au réel. Il doit porter l’estocade. Il ne doit pas parler mais presque tous font l’erreur, les cognitifs qui s’ignorent veulent conclure par la voix, ceux qui ont l’instinct animal dévorent leur proie sans un mot à cet instant la, car qu’elle le veuille ou non sa tète n’a pas fait la connexion, son corps agira seul comme par magie…nous ne sommes rien de plus que des animaux. Des animaux évolués. Et ceux qui ont fait le choix d’utiliser leurs mots ont par cela reconnectés le cerveau de leur victime, ils n’ont plus qu’à faire confiance en leurs odds, cela n’est plus qu’une histoire de pile ou face. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’ai passé tant de temps à écumer les boites de nuit de la région parisienne que je connais les codes comme un pianiste le solfège, ce n’est pas cette connaissance qui lui permet d’être bon mais elle lui trace la route. Et je me suis rendu compte que bien que je n’utilise jamais cette faculté, je savais avec une marge d’erreur maximale de 10%, en entrant dans une pièce au bout de 15mn qui était disponible, qui finirait avec qui, qui finirait avec n’importe qui, qui craquerait sans le savoir a la deuxième ou troisième tentative, défenses usées par l’érosion due aux attaques nuptiales, qui était triste, qui trichait,…Parfois je m’amusais a rêver que j’étais Dieu sur son nuage, contemplant les hommes qui pensaient jouer de leur libre arbitre, quelle mascarade ! A peine posent-ils le pied sur la piste que les jeux sont faits. Des pantins, nous ne sommes que des pantins évolués. Nos fils se croisent et se délient, nous font bouger la tète et les membres, des semblants de conversation fusent du bout de nos lèvres desséchés que seul le baiser de l’autre peut hydrater. Et la beauté de tout ca ? La beauté de cet insecte-animal-pantin qu’est le genre humain ? Il s’accroche a sa liberté de mouvement, se débat pour être surprenant, se hisse sur le fil porteur pour le couper et hurler au marionnettiste « je suis », il fonce dans le troupeau pour courtiser d’autres femelles voire d’autres males, se relève après ses échecs, s’enfuie de la fourmilière…Nous aspirons tant à notre liberté, nous aspirons tant a ne pas la vivre seuls, nous aspirons tant a être uniques, nous aspirons tant trouver notre miroir, cette maudite âme sœur, nous ne sommes que contradiction et par cela… Par cela, nous « sommes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions à l’Antares, Chris et moi. Il devait être deux heures du matin, je regardais du balcon les jeux de l’amour et du hasard sur la piste, tout ce marivaudage adolescent. Une main me pressa la fesse droite, je me retournais. C’était Valérie.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Bonsoir TOI&lt;br /&gt;- Wow ! Qu’est-ce que tu fais la ?&lt;br /&gt;- La ? La, je te plote ton joli petit cul.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Sa main était toujours sur ma fesse droite. Elle me faisait un énorme sourire. Nous n’étions plus ensemble depuis quelques temps, je ne l’avais pas vue depuis presque qu’un mois mais on s’appelait souvent.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Tu es sacrement loin de chez toi !&lt;br /&gt;- Tu peux parler toi ! Monsieur je fais des kilomètres pour ne pas croiser des gens que je connais&lt;br /&gt;-Arrête ! Je ne te fuis pas…&lt;br /&gt;- De toutes les façons tu ne peux pas t’enfuir de moi, tu m’as pour la vie sur le dos&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J’avais envie de la prendre dans mes bras, de lui dire qu’elle était folle et que sa folie me rendait fou mais cela ne servait a rien. Elle l’avait déjà compris, elle me prit la main.&lt;br /&gt;Le monde me fatiguait, je connaissais le début de tout, la fin de tout. Je regard&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/SpzxpE0IuqI/AAAAAAAAAOM/3Q4SmHZ8578/s1600-h/piece.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376437743142877858" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 186px; CURSOR: hand; HEIGHT: 193px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/SpzxpE0IuqI/AAAAAAAAAOM/3Q4SmHZ8578/s200/piece.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ais un film et je désespérais de me sentir si désintéressé par sa trame, je désertais mes cours car tout était écris dans le bouquin, je déprimais d’une vie ou rien de neuf ne pouvait m’arriver. Je me languissais de chaos quand tout était en ordre et savait trop facilement rétablir l’ordre dans le chaos. J’étais en pleine introspection existencielle, mais elle, elle était impossible à prévoir. Elle était comme un anachronisme dans le scénario parfais de ma vie, comme une pierre dans la chaussure qu’on ne retire pas car la douleur qu’elle inflige nous rappelle qu’on ressent quelque chose, nous rappelle qu’on vit. Elle était la, a des kilomètres de chez elle, pour moi, ne sachant pas si j’y serais, comme si elle avait encore lancé une pièce de cinq Francs et m’avait encore gagné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, quelques mois plus tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La piste métallique circulaire du Kio tournait lentement au rythme des tubes du moment, un Cap’ Hollywood ou un Doc Alban, j’étais sur un canapé avec Valérie. Avachi par cette musique de masse. Il ne se passait rien, tout allait bien entre nous, elle était juste calmement collée sur mon bras. Il était trois heures du matin et DJ Boris coupa en plein milieu du morceau « All that she wants » et nous infligea un quart d’heure de slow. Je pris ma compagne par la main et avançait vers la piste, Toni Braxton criait son amour secret pour moi (mais ca, je suis le seul à le savoir) et nous faisions de petits cercles imparfaits sur la piste. Le DJ toujours aussi mauvais rata la transition vers le morceau suivant, les Boyz II Men en duo avec Mariah Carey, j’aimais beaucoup la mélodie. Tout était bien, tout était parfait. J’approchais mes lèvres de l’oreille de Valérie et lui dit :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- C’est notre dernier slow&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- J’ai envie de finir sur celui la, comme ca tout est beau jusqu'à la fin, on ne garde que des beaux souvenirs&lt;br /&gt;- C’est une blague ? T’es fou ?&lt;br /&gt;- Non, je veux vraiment finir sur cet instant, c’est parfait&lt;br /&gt;- Non mais t’es sérieux ! Qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce que j’ai fait ?&lt;br /&gt;- Rien…justement, on ne garde que de bons souvenirs, on évite tout ce qui rendra notre histoire comme celle des autres, un ramassis de photos jaunies par les larmes et le ressentiment… tu resteras a jamais comme…&lt;br /&gt;- Arrête ! t’es débile…&lt;br /&gt;- Non crois moi c’est mieux&lt;br /&gt;- Putain mais t’es sérieux !!&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle s’éloigna, je tentais de l’attraper par le bras, elle m’écarta et parti…fin du slow&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions donc à l’Antares, Chris, Valérie et moi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’étais le chauffeur de Chris, elle nous invita à dormir chez elle. Chris dormis dans le salon, moi dans la chambre, une des nuits les plus sensuelles de mon existence, mains sur la bouche de Valérie pour éteindre ses cris. Elle nous réveilla vers midi avec les croissants à peine sortis du four de la boulangerie de ses parents. Et dans la voiture, sur le chemin du retour, Chris me dit :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- J’ai dormi comme une masse j’étais défoncé&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si il me dit cela par pudeur pour me rassurer, m’indiquer de ne pas être gêné par ma nuit ou si c’était vrai.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Pas moi, je viens juste de compliquer ma vie. Elle a quelqu’un…&lt;br /&gt;- C’est mort pour lui! Je suis content quand je vous vois ensemble. Tout est bien.&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Je suis content pour toi.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Chris m’a toujours surpris par sa candeur. Parfois j’avais l’impression d’être avec un gamin totalement fleur bleu, d’un romantisme de série pour adolescente acnéique, mais c’est aussi pour cela que je l’adorais. Sa candeur faisait contre poids à la noirceur de ma vision du monde, a mon pessimisme sur les relations humaines. Il était l’optimiste que je ne pouvais pas être, la personne qui faisait confiance aux autres quand moi je n’étais que défiance et mépris, il était ma part d’humanité, la part en moi qui voulait encore rêver. Ce que certains comme Luc voyait comme de la naïveté chez lui était juste du positivisme poussé à l’extrême…Et si aujourd’hui nous avons grandis, si aujourd’hui la vie s’est chargé de bruler les ailes de ses élans altruistes, de raboter sa candeur, d’éroder ses illusions du monde. Il reste mon phare, la personne qui croit en moi quand même moi je n’y croit plus, un positif forcené. Je ne le remercierais jamais assez pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant dans la voiture, j’avais envie de lui dire qu’il se trompait, car je connaissais la suite. Que notre histoire était vouée a l’échec car j’avais cassé quelque chose sur cette piste de danse que rien ne pouvait recoller. Mais j’ai souris comme si je voulais y croire, sa bêtise m’avait contaminé, j’avais oublié le temps d’un trajet mes doutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux semaines plus tard, nous étions sur le parking de l’Antares, c’était mon anniversaire. Nous chantions accapella le tube de Shai ‘If I ever fall in love ‘ bouteille de champagne à la main, il y avait Daivy aussi. Et Valérie avec son nouvel ex depuis notre comeback surprise. Je regardais ce type et me dis qu’il était la raison de tout ca, sans lui, nous ne serions pas la ensemble. Il n’était qu’une pale imitation de moi, une copie défectueuse, j’avais de la peine pour lui et en même temps je voulais le détruire psychologiquement. Lui montrer, tout ce qu’il ne serait jamais. Je l’avais invité pour ca. Valérie compris et me stoppa, me demandant de ne pas être si vil et bas. J’avais déjà gagné…Ce sentiment en moi ce jour la, me révéla une partie de moi que j’avais jusque la ignorée…le coté obscur jeune Jedi, le coté obscur, prends garde…j’ignorais que Valérie allait révéler bien pire….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A SUIVRE :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-611002387355659993?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/611002387355659993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/09/love-as-coin-flip-part-ii.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/611002387355659993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/611002387355659993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/09/love-as-coin-flip-part-ii.html' title='Love as a coin flip, Part II'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/SpzxpE0IuqI/AAAAAAAAAOM/3Q4SmHZ8578/s72-c/piece.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-5180110173115443105</id><published>2009-08-15T01:54:00.014+02:00</published><updated>2009-08-15T02:14:24.645+02:00</updated><title type='text'>Love as a coin flip, Part I</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;INTERLUDE:&lt;/strong&gt; 100 jours.&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il était tard en ce soir de Juillet, je sortais du Diwan un restaurant-bar Libanais sur la rue d'Anfa à Casablanca. Un chauffeur de taxi m'approcha me proposant la course. Je déclinais en première intention et mis les écouteurs anti-bruits dans leur loge orale jusqu'à ne plus entendre ses derniers mots. Je cherchais une demi-seconde le dernier album de Joe et pressais la touche &lt;span style="font-size:78%;"&gt;-PLAY-&lt;/span&gt; de l'&lt;em&gt;Ipod&lt;/em&gt;. L'hôtel était à quelques blocs de là, je m'enfonçais dans la nuit. Au bout de quelques mètres, je croisais des filles relativement jeunes au bord du trottoir, arrêtant quelques autos pour une passe. Je baissais la tête et pressais le pas, je ne voulais pas voir leur regards quand je leur dirais non. J'avais chaud, un peu de vertiges, le ventre ballonné. Sans doute avais-je trop mangé, cet excellent homos fort en huile d'olive se mélangeait mal avec les nombreuses tasses de thé et le chicha. Je me retournais, j'avais a peine fait 600m et j'étais déjà essoufflé. Je levais le menton pour prendre un peu d'air, et la lune mi-pleine trônait au dessus de moi, totalement dégagée, si brillante qu'aucune étoile ne parasitait son entourage, et la voix entonnait un refrain: &lt;em&gt;"every breath I take, I take for two"&lt;/em&gt;. Je posait ma main sur ma jambe droite et vomis ma bile sur la chaussée. Je tremblais. Je m'assied un moment sur le bord de la route. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;A ce moment là, je n'avais envie que d'une chose, poser mon visage sur une poitrine et fermer les yeux, écouter un cœur battre, sentir sa chaleur m'envahir jusqu'à ce que je veuille m'enfuir de ses bras. Je me mis à engueuler la lune, tout cela était sa faute si je me sentais si incomplet. Je pris le &lt;em&gt;BlackBerry&lt;/em&gt; et écrivis une connerie à Anne sur sa page Facebook, j'attendais quelques minutes une réponse mais...rien, j'étais seul. Je me sentais seul au monde, je me mis à penser à Emmanuelle, la gardienne de ma raison. Chris, Dams ou Luc étaient loin, Lena était loin, ma mère était loin. Je n'avais plus de repère, le jeudi j'étais à Prague, le samedi dans un bar de Slovaquie, le mercredi à Paris et ce jeudi déjà à Casablanca, je n'avais même pas un point fixe matériel auquel me raccrocher. Épuisé, je convertissais la monnaie de couronnes tchèques en dirhams avant de payer mes notes, je répondais en anglais aux types qui me parlaient en français, chaque sourire qui m'étaient dirigés était comme une agression. Ils en voulaient tous à mon argent, chacun avait son argument et me vendait quelque chose, un service, une course, un massage, de la drogue, un repas, du sexe, à boire...&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Stoooooooop&lt;/strong&gt;, arrêtez, je vous en supplie mon crane explose!&lt;/em&gt; La journée, j'avais répondu aux questions de mes étudiants auditeurs, j'avais fait mon commercial &lt;em&gt;Jedi&lt;/em&gt; à l'associé local, et tous leurs faux sourires étaient le reflet du mien, c'était le jeu et je suis le meilleur dans ma partie. Mais le soir, quand le décors s'effaçait, quand le verbe pouvait être vrai, la seule chose que j'espérais, la seule chose que je désirais était que quelqu'un me demande sincèrement si j'allais bien.... Et non, je n'allais pas bien. J'étais assis frissonnant sur un trottoir crade au bord de la route contemplant mon vomi à la lueur d'un astre pale. &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je me levais, rigolant franchement de ma soudaine déchéance et tendit le bras. Un taxi s'arrêta.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Je vais au Business Hôtel, je te donne 300dh pas un de plus et si tu me saoule je te démonte toi et ta caisse de merde !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Mais...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Vas y j'suis malade, me saoule pas j't'ai dit !!&lt;/em&gt; je secouais son siège passager...&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Business Hôtel, tout de suite...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;3mn plus tard, j'étais devant mon hôtel et lui donnait 500dh en m'excusant. Le portier m'ouvrit la porte et me dit « Bonsoir Monsieur, comment allez vous? ». Je répondis en hochant la tête, et dans l'ascenseur, un larme coula sans que je puisse la retenir. Je pris mon laptop et tenta de me connecter au wifi fantôme de l'étage, mais rien. Je me mis a regarder un épisode de &lt;em&gt;'Life on Mars US'&lt;/em&gt;, je me sentais comme le personnage principal...piégé dans un autre monde. Je n'avais pas envie de dormir, je lavais ma face blafarde à l'eau froide et fut pris d'un fou-rire en pensant que je pouvais prétendre sans difficulté à un rôle dans la suite de '&lt;em&gt;Twilight'&lt;/em&gt;. Je descendis, réveilla le portier et une fois dans la rue demandai au taxi de me conduire sur la corniche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La corniche de Casa est coté plage colonisée par des hôteliers et des restaurateurs et coté terre par des clubs lounges, bars ou boite de nuit qui sont tous accessoirement des repères à putes. Bref, d'un cote les femmes qui profitent, de l'autre celle dont on profite, le tout séparé par une rue a sens unique bondée de taxis. Je me mis face à la mer, les pieds dans le vide. Et réfléchissant sur ma vie, je pris la résolution secrète des 100jours, sans pour autant savoir quand j'allais débuter sa mise en œuvre. Je me sentais mieux, l'air frais de la baie avait éteint les feux qui me consumaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Résolution des 100 jours, vendredi 14 Aout, 25 jours sont passés...rien n'a changé et pourtant tout est entrain de changer, le jeu commence à peine.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#cc0000;"&gt;&lt;strong&gt;L'AMOUR A PILE OU FACE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le long de notre vie, nous avons des relations humaines, certains plus que d’autres, certaines plus importantes que d’autres. Des relations de contact, d’échange commercial, de camaraderie, d’amitié, de travail, sportives, de loisirs, aux hasards de la vie, etc. Certains sont plus doués que les autres pour gérer certains types de relation, mais en général, il y a toujours un mode de communication qui nous convient et ce même si les choses évoluent vers une pluralité des concordances ou vers une prise de conscience tardive. Certaines personnes sont douée pour aller vers les autres, elle sont dé-inhibées, elles nagent naturellement parmi les phrases, se fondent dans la masse et désarment par le naturel de leur décontraction, leur chaleur. D’autres sont plus refermés, plus introvertis, passifs ; il suivent le courant non par timidité, mais par pudeur, par respect envers les autres. Souvent on ne sent leur chaleur que lorsque l’on est collé à eux. Certains oscillent au gré des événements entre les eux extrêmes, plus caméléons, peut être prennent ils le temps d’analyser la situation avant de se livrer, ou peut être qu’ils se taisent parce qu’il ne savent pas mentir. Je suis né du feu (ma mère) et de la glace (mon père) et constamment, je me suis retrouvé bloqué, me demandant quel comportement adopter, que choisir. Et le temps de me décider, le temps était passé, j’avais raté l’instant. Bien souvent ce mauvais timing a été assimilé a une attitude glaciale, de la réserve, et beaucoup se sont brulés en s’approchant trop tranquilles. Les gens se demandaient si je ressentais finalement quelque chose dans les épisodes tumultueux de ma vie, ce que je pouvais bien penser et puis quand ils fermaient les yeux en proie à la douleur, à la peine j’étais celui qui se tenait au dessus de leurs corps recroquevillés. Je parais mais ne suis pas ce que je parais, cette phrase de &lt;em&gt;Iago&lt;/em&gt; dans le &lt;em&gt;Othello&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;Shakespeare&lt;/em&gt; me sied parfaitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais assis sur son canapé et vraiment je ne sais pas ce que je foutais la. Je n’avais aucune arrière pensée, j’étais juste passé discuter avec elle, passer un peu de temps avec quelqu’un que j’estimais différent. On se connaissait à peine, en fait on ne se connaissait pas vraiment. J'étais curieux, elle était comme un ovni dans mon monde et moi comme un extraterrestre dans le sien. Il faut croire que déjà nous nous complétions, véhicule et passager. Je m'étais garé devant le portail de sa maison, elle avait ouvert la grille. Puis la suivant dans l’escalier montant a son appartement, je n'avais regardé que ses chevilles car j’avais trop peur qu’elle se retourne me me voie fixer son cul. Nous traversions le couloir, la porte de droite était entrouverte, elle menait vers la la salle de bain, les perles de buée sur le miroir et le parfum de shampoing qui émanaient d’elle me confirmait qu’elle venait de se préparer. Les gens font souvent peu de cas de ce type de détails et pourtant par cela je savais que ma venue n'était pas juste un insert dans son emploi du temps, elle s'était organisée autour de ma venue, j'étais l’emploi du temps. Nous avons parlés, de son boulot, de musique, de la vie, de ma philosophie de la vie. Philosophie de la vie....quelle farce! Je n'étais qu'un gamin et elle, c'était une femme. Elle avait déjà été marié, divorcé, mère, amante et notre simple écart de six années semblait être un écart d'une vie. J'étais étudiant, ignorant, caustique et prétentieux. Mais elle avait remarqué que je savais écouter, que je ne trichais pas, que j'observais en silence et que je voyais les détails quand tous se contentaient de l'image d'ensemble, que je voulais toujours savoir comment se construisait les événements de la vie comme un gamin démontant un jouet pour voir comment il fonctionne. On se chamaillait sur le DJ du &lt;em&gt;Beverly Hills&lt;/em&gt;, son petit ami, sur l'importance du sexe dans une relation, sur l'importance des sentiments dans le sexe. Je me souviens qu'un de nos sujet de discussion fut sur le timing dans la vie, saisir la chance quand elle se présente. Et puis on parla de notre première rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux mois auparavant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'étais devant le &lt;em&gt;Beverly Hills&lt;/em&gt; avec Christophe et Hervé son pote de vélo. C'était la seule boite de nuit dans la région qui passait autre chose que de la techno, une folie. Une salle funk-eighties et une salle newjack-happy house. Le Graal pour nous. Nous avions faits le trajet depuis Grigny-Draveil dans le 91 en passant par Vert-StDenis pour entrer en terre sacrée dans le fond du trou du cul du monde du 77 entre les vaches et les champs de blé, tout ça pour enfin passer une soirée de rêve. Hervé empestait le parfum de chez &lt;em&gt;ATAC&lt;/em&gt; et avait fermé sa chemise à la &lt;em&gt;MN8&lt;/em&gt;, Chris avait mis du gel qui lui donnait un air à la &lt;em&gt;Johnnie Deep&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Donnie Brasco&lt;/em&gt; et moi j'avais ma coupe Curly-waves qui me faisait ressembler a un chanteur de &lt;em&gt;Milli Vanilli&lt;/em&gt; et des santiags (lol). 3 kékés prêts pour chauffer la piste. Et, une fois devant l'entrée...&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Messieurs, elles sont où les filles ?&lt;br /&gt;- A l'intérieur&lt;/em&gt; ...répondis Hervé&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Non mais la ça va pas être possible, Messieurs, faut être accompagnés&lt;br /&gt;- Oui mais c'est la 1ere fois qu'on vient...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le type écarta Chris avant qu'il eu fini sa phrase pour laisser rentrer un groupe de gars.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Eh mes eux, ils ne sont pas accompagnés...&lt;br /&gt;- Des habitués...Bon Messieurs, va falloir dégager l'entrée&lt;br /&gt;- Attendez, on peut discuter&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le type fit un sourire a une fille qui rentrait. Et ajouta.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Non c'est non. OK ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Personne ne parla dans la Patmobile, jusqu'à notre arrivée au &lt;em&gt;Kio,&lt;/em&gt; de l'autre coté du 77 après Fontainebleau. On entra dans la boite sans dire un mot, sans jeter un regards vers les types qui devant la porte essayaient d'entrer en nous pointant du doigt, sans entendre les videurs leurs dire: ce sont des habitués...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un mois auparavant&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je suis du genre tenace, et j'étais persuadé que le BH était le Graal. Je décidais donc de revoir des amies de lycée pour une sortie en boite, comme par hasard a cote du domicile de l'une d'entre elle. J'appelais Isabelle, la motivait pour ameuter ses deux acolytes Audrey (la fille du premier post de ce blog) et Mélanie tandis que moi je ramenais les miens. On se retrouvait sur le parking du BH et Mélanie me présenta la pâtissière de son village, Valérie. Avantage de la miss, le DJ était son homme, elle fit la bise aux videurs. On entrait ENFIN au paradis.&lt;br /&gt;La soirée ne se déroula pas selon mes plans mais fut agréable. Bien sur, la boite était géniale par rapport a ce que l'on connaissait, bien sur Audrey était belle, bien sur Hervé becotta Isabelle sur un slow,etc. Je dansais la série slow avec Valérie (va savoir pourquoi), elle était froide et distante, je l'avais forcé a éteindre sa cigarette pour danser car je trouvais ça dérangeant et impoli. Ça l'énerva, elle me dit que Mélanie l'avait prévenu que j'étais quelqu'un de spécial et d'assez énervant... La lumière s'alluma, on prit la direction du parking. Mélanie nous invita a prendre un café chez elle avant notre longue route et vu que la langue d'Hervé était dans la bouche de la copine qui dormait chez elle. On connaissait l'endroit, j'y avais dormi quelques mois auparavant lors d'un anniversaire avec le Chris et StraubP. Valérie resta un moment avec nous et nous informa de son départ. Et la, a la surprise générale du groupe, je demandais son numéro.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Pourquoi faire?&lt;/em&gt; Répondit-elle toujours si glaciale&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ben pour retourner la-bas...comme ça on se cale quand tu y va et on te suit&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L'assemblée fut soulagée et il semble que la miss aussi. Je ne comprenais même pas leur surprise au départ, tant je ne pensais qu'a aller en boite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quinze jours auparavant&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;J'appelais Valérie pour savoir si elle allait au BH. Elle était fatiguée, elle s'était embrouillée avec le DJ et n'était pas motivée, j'insistais car j'étais tout seul et je voulais sortir. Elle me demanda de passer avant chez elle, le temps qu'elle se prépare. J'arrivais en retard. Elle m'attendait adossée à la porte de sa voiture. Par terre, plusieurs mégots a moitiés finis indiquaient que la miss était furax alors je m'avançais vers elle avec un énorme sourire à la Joker.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Je me suis perdu&lt;br /&gt;- J'ai failli retourner me coucher&lt;br /&gt;- J'ai failli être à l'heure&lt;br /&gt;- T'as toujours une réponse...&lt;br /&gt;- Non, en général j'ai des questions...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il ne se passa rien, pour moi elle était un ticket d'entrée rien de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une semaine auparavant&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;- Je suis dans le coin, t'as fini de travailler&lt;br /&gt;- Oui, j'allais me coucher&lt;br /&gt;- Te coucher, il est 16h?&lt;br /&gt;- Je travaille a 4h du matin moi !&lt;br /&gt;- Bon tant pis...&lt;br /&gt;- Pourquoi? Tu veux passer...&lt;br /&gt;- Non, t'as ton fils tout ça...&lt;br /&gt;- Non, il est chez mes parents. Passe, tu me parlera pour pas que je m'endorme...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Nous passâmes l'après midi a discuter de futilités, d'un type s'appelant Auguste qui la draguait. De son copain le DJ. De son fils, de son mariage raté, de sa vie. Nous étions devenus amis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jour J&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait déjà quatre fois cette semaine que nous nous voyions. Ma petite amie, Marie-Hélène, était au lycée a Fontainebleau, je la raccompagnais chez elle, restait un moment puis filai voir Valérie avant de rentrer chez moi.&lt;br /&gt;Ce jour la donc j'étais dans le canapé, et elle a coté de moi. Je lui fi remarquer que la première fois ou je fut sur son canapé, elle était à l'autre bout de la pièce derrière le bar de sa cuisine américaine, et la seconde fois sur le siège en face à 3 mètres... Je lui parlais d'animal enfin apprivoisé, elle n'apprécia pas&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- J'aime bien quand tu t'énerves, tu as des yeux expressifs&lt;br /&gt;- J'aime bien tes mains&lt;br /&gt;- Mes mains?&lt;br /&gt;- Oui, j'adore tes mains. Y'a des filles qui aiment les yeux, les culs,... moi c'est les mains&lt;br /&gt;- J'ai de long doigts crochus !&lt;br /&gt;- Tu as des mains magnifiques....&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;L'après midi passa. Elle m'escorta jusqu'à ma Patmobile. J'ouvris la porte.&lt;br /&gt;-&lt;em&gt; Je peux te poser une question?&lt;br /&gt;- ..Heu...oui&lt;br /&gt;- Pourquoi tu viens me voir?&lt;br /&gt;- ?? Je ne savais pas qu'il fallait une raison. On s'entend bien même si on est très différents, c'est cool! ...tu es...spéciale&lt;br /&gt;- C'est la première fois qu'un gars me tourne autant autour sans rien tenter&lt;br /&gt;- Mais je ne cherche rien, je te prends comme tu es...&lt;br /&gt;- Et pour toi le sexe n'as pas besoin de sentiments pas vrai&lt;br /&gt;- Oui, c'est comme faire du sport avec un partenaire, un ...tennis&lt;br /&gt;- C'est pas grave si on couche ensemble alors&lt;br /&gt;- … Je restais sans voix&lt;br /&gt;- Tout est dans l'instant tu disais&lt;br /&gt;- ….&lt;br /&gt;- Qu'est ce qu'on fait alors?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas....&lt;br /&gt;- On joue à pile ou face ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Je me mis a rire. Elle sortit une pièce de 5francs de son jean. Et me la tendis..&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Non, non... c'est toi qui lance&lt;br /&gt;- Mais je suis nulle a ce truc...&lt;br /&gt;- Allez...&lt;br /&gt;- Face on sort ensemble...&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle pris le bout de metal entre son index et son pouce en fermant les yeux, quand elle les ouvrit ils pétillaient en le suivant tournoyer en l'air. Elle rata la pièce qui tomba par terre, je m'approchai pour voir mais elle fut la première sur le résultat.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Alors?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Alors?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle m'embrassa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne le savais pas encore mais cette pièce de 5 Francs venait de changer ma vie pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000099;"&gt;&lt;strong&gt;A SUIVRE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-5180110173115443105?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/5180110173115443105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/08/love-as-coin-flip.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/5180110173115443105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/5180110173115443105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/08/love-as-coin-flip.html' title='Love as a coin flip, Part I'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-5385139253206060197</id><published>2009-06-05T18:30:00.003+02:00</published><updated>2009-06-05T18:35:37.386+02:00</updated><title type='text'>Le syllogisme de la Trinité, part II</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je venais de raccrocher le téléphone. Je restais complètement abasourdi au milieu de la pièce, je n’avais pas vu le coup venir. Je fut pris de vertige, je m’asseyais sur le coin de mon lit et pris ma tête entre mes mains. Je regardait l’heure, il était a peine 19h, la nuit débutait. Comment j’en était arrivé la ? Pourquoi en ce soir de Saint Valentin je me retrouvais avec une crampe à l’estomac ?... Une voiture entra dans la cour, ses phares vraisemblablement mal réglés projetèrent mon ombre et celle des volets de mon store sur le mur. Je me mis à rire. Sur le mur, je voyais mon double sans visage transpercé par milles épées, douce métaphore, mon ombre blessée allait être mon seul compagnon ce soir la…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tôt…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’arrivais pas à me résoudre à quitter Sabrina. Elle avait beau avoir le QI d’un moineau et s’habiller comme une évadée de MTV, tout se passait pour le mieux et toute mon argumentation sur la Trinité devenait évanescente quand elle apposait ses lèvres sur mon cou. Elle avait bien évidemment raté son examen et prévoyait de s’inscrire dans un cursus d’esthéticienne, de mon coté j’avais bouclé mon année tranquillement et j’aspirais à un bol d’air frais sur mon été.&lt;br /&gt;Avec Christophe, on décida de partir à deux, une quinzaine de jours à la road movie sur la cote espagnole. La nouvelle passa difficilement auprès de nos compagnes respectives. Sabrina me fit part de ses peurs, mais l’idée de faire un remake du voyage à Cardena fait quelques années plus tôt avec mon pote Lucas balayait toute réflexion sur le sujet dans mon encéphale. Elle décida de stopper notre relation, de me ‘kick out. Je pris la nouvelle avec un certain soulagement, car je suis l’homme d’une seule femme, un samouraï de l’amour qui n’a qu’un maître. Son acte, par conséquence me libérait de toute entrave et je pouvais alors me jeter frénétiquement sur l’étude tactile des jeunes effrontées hispaniques. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous partîmes donc sur la Costa del Sol mais rien ne se déroula comme prévu. Chris était très gêné par sa non maîtrise de la langue, les différences entre nos aspirations aux loisirs estivaux (moi, le mode bronzage sur la plage ce n’est pas possible, je suis déjà noir !!), quelques problèmes financiers et le manque de sa Caroline. Il décida de m’abandonner à Peniscola et de rentrer en train au bout de quelques jours. Seul, je décidais de suivre les conseils glanés auprès de charmantes hollandaises et de partir sur Salou, ou je passais finalement une semaine de fou, ne dormant qu’une nuit sur deux. A moitié mort, sur le chemin du retour, je garait ma Patmobile sur le parking d’un Formule1 à Toulouse et dormit pour la première fois de ma vie (et sans doute dernière) pendant plus de 30h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me souviens pas du mois d’Août passé sur Paris, mais le 31 je recevait une lettre de Sabrina, une déclaration d’amour. Je fut très sincèrement touché par son geste et me présentait le soir même au pied de son immeuble après un call sur son Tam-Tam. Je me surprenais a être heureux de la revoir et ma surprise dura jusqu'à mi-Décembre.&lt;br /&gt;Mi décembre, je retrouvais Luc que je n’avais pas vu depuis des mois pour cause de service militaire, et je me trouvais face a un mur que je n’avais pas anticipé. Je ne pouvais pas présenter mon amie à mon ami ou à ma mère, elle m’embarrassait trop. Je rompais le soir même, submergé de honte et de doute. Les semaines passèrent et fin Janvier, Sabrina frappait à ma porte. Elle était habillé avec un blouson d’un jaune éclatant, d’un pantalon en cuir noir et de chaussures à talons. Je ne m’attendais vraiment pas à la voir débarquer ainsi, si déterminée et à la voir me sauter dessus comme elle le fit. On se fréquentait donc à nouveau durant quelques semaines et je du faire un constat : quelque chose avait changé en elle, je n’arrivais pas a savoir ce que c’était mais j’étais séduit et conquis par ce changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, parallèlement à ce changement, je remarquais que son planning devenais très serré. Elle commençait a sortir avec sa cousine de 18ans, a traîner dans le 95 avec les voisins de ses grands parents, a boire pas mal quand on sortait… Je commençais à me demander si notre relation n’était pas devenue un peu vénale de son point de vue, mais mon très maigre portefeuille me chuchotait à l’oreille qu’il fallait vraiment qu’elle soit très bête pour compter dessus donc je faisait abstraction de mes doutes.&lt;br /&gt;Début février, j’étais totalement fauché et ne pouvais plus assumer nos sorties, on ne se vus qu’une fois avant le 14. J’avais fait prévu de faire une soirée d’exception ce soir la pour marquer la St Valentin et avait restreint nos sorties pour financer cela. J’appelais donc la belle afin de lui dire a quelle heure je passait la chercher et lui faire une surprise. Elle décrocha et me mit KO. Elle m’annonça que notre histoire s’arrêtait la, qu’elle avait trouvé l’amour depuis deux mois dans le 95 et qu’elle avait voulu me revoir pour être sure. Elle était resté parce que j’étais trop gentil mais que ça devenait trop dur a assumer pour elle, cette double relation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je venais de raccrocher le téléphone. Je restais complètement abasourdi au milieu de la pièce, je n’avais pas vu le coup venir. Je n’étais pas accro d’elle, je n’étais pas marqué par cette rupture mais je me sentait terriblement seul. J’étais envahit par un sentiment de gâchis, je me sentait humilié, touché dans mon amour propre, elle avait entaché mon honneur de love samouraï. L’expérience de mes parents m’avait apprise qu’une relation survit généralement à une rupture mais rarement à deux, je savais aussi que lors de la renaissance d’une relation il fallait re-inventer l’histoire commune afin de partir sur des bases saines et pérennes sinon la gangrène en guettait les membres porteurs. J’avais appris d’une autre histoire ("Une histoire de pile ou face", ce sera la prochaine histoire racontée ici, avec une Valérie en personnage principal) tout ou presque du mensonge, de l’intrigue, du mal que l’on peut se faire par amour, du mal que l’on veut faire par amour, du mal que le regards des autres peut faire à l’amour, et de la dépendance. Sabrina, malgré son cerveau de poisson rouge m’avait appris une nouvelle chose, elle m’avait appris que mon syllogisme de la Trinité serait le garant de mon futur romantique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prémisse majeure :&lt;br /&gt;Le corps, tête et cœur sont la complétion de la Trinité&lt;br /&gt;Prémisse mineure :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;NOUS&lt;/span&gt; accordons nos cœurs, têtes et cœurs (car si notre désir est intact, nous avons le corps. Si nous pouvons encore nous parler et rire de nos défauts, nous avons la tête. Si nos âmes sont interdépendantes, nous avons le cœur.)&lt;br /&gt;Conclusion&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;NOUS&lt;/span&gt; sommes la complétion de la Trinité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sur la négation du syllogisme :&lt;br /&gt;Si il n’y a pas complétion de la Trinité alors il n’y a pas de &lt;span style="font-size:85%;"&gt;NOUS &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-5385139253206060197?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/5385139253206060197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/06/le-syllogisme-de-la-trinite-part-ii.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/5385139253206060197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/5385139253206060197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/06/le-syllogisme-de-la-trinite-part-ii.html' title='Le syllogisme de la Trinité, part II'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-1967698528637849367</id><published>2009-05-19T16:52:00.012+02:00</published><updated>2009-05-19T17:42:00.338+02:00</updated><title type='text'>Le syllogisme de la Trinité, part I</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J’étais assis dans le fond de la salle. La banquette usée s’enfonçait sous mon poids, épousant les formes de mon corps avachi. Il n’était pourtant pas tard, mais parfois la fatigue physique rejoint la fatigue morale sans que l’on s’en rende compte. Parfois, les jambes ne nous portent plus, la pesanteur est trop forte, les bras restent collé le long du torse ils sont las de jouer les ustensiles d’acrobate permettant au balanciers que sont nos squelettes de tenir en équilibre. La succession de jours psalmodiques érode le métronome de nos raisons jusqu'à ne laisser que la chair à vif de nos ongles écornés à force de gratter les murs des heures écoulés. Vaine tentative de laisser la trace de notre passage, un témoignage de notre existence dans le trou noir des actes monotones, nous voulons rompre le prévisible et ignorant jusqu'à cette lassitude qui gangrène nos moelles nous hisser dans des lieux où d’autres sont ou paraissent heureux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’étais assis dans le fond de la salle. Mon verre ne contenait plus que des glaçons, fondant doucement sur les restes de caramel et de caféine de la substance précédemment bue, j’étais sobre mais ivre de langueur. Un couple, sans doute nouvellement formé, échangeait des substances aqueuses par voie buccale, tandis que leurs mains allaient et venaient comme Aladin sur sa lampe cherchant a exaucer ses vœux. Je me mis a sourire pensant au génie perfide qui sortirais de cette union de frotteurs aguerris. Je regardait d’un œil leur ébats sans retenue, à la lumière violacée d’un spot de boite de nuit, à la merci de la critique des cyniques et des pudibonds. Je dépliais non sans mal mon bras vers mon Graal de glaçon et tête en arrière tentais d’en faire tomber un dans mon gosier. Un iceberg chuta dans sur ma langue emportant sur son passage un fluide sucré et brunâtre, la soudaineté de la chute me fit tousser et recracher le bloc de glace, le liquide dégoulinant du long de mon menton sur ma chemise. Cet épisode digne du grand blond à la chaussure noire exhuma la dépouille de ma vigueur et me précipita vers les toilettes. Je franchissais la salle pseudo afro-cubaine du Metropolis, et me passais un grand coup d’eau sur le visage et sur ma cilice. En sortant, je m’appuyais contre un faux palmier, subitement éreinté par cet empressement et regardais quelques minutes les gens danser. Une fille me pris par la main et me tira vers la piste, elle était étrangement belle donc je me demandais ce qu'elle me voulait avec son grand sourire sur sa toute petite bouche. Elle se mis a trimballer mes bras au niveau des ses épaules tout en secouant ses hanches comme si elles étaient sur roulement à bille. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, je me contentais d’un rictus de constipé et de deux pieds totalement inflexibles. Elle se colla contre mon buste. Je la repoussais instantanément. Elle se figea.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;-…, &lt;em&gt;Je suis trempé… Je viens de passer ma chemise sous l’eau&lt;/em&gt;. Elle se mis à rire. Elle avait un visage aux traits très fins, tout petit, des épaules dénudées comme dessinées par Rodin&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;J'ai flippé.... J’ai cru que tu me jetais !&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;- &lt;em&gt;Non, non je suis juste….totalement à la rue&lt;/em&gt;. Je me mis à rire moi aussi.&lt;br /&gt;Elle m’agrippa le bras pour atteindre mon oreille.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Je ne vais pas tarder à y aller, je dois rentrer&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ha! ok…&lt;/em&gt; Je n’avais pas encore répondu et ses lèvres étaient déjà sur les miennes. Je me retrouvais quelques minutes plus tard avec le numéro de téléphone de Sabrina, un numéro de tam-tam et un rendez vous le mercredi suivant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’étais assis dans le fond de la salle. Je me retrouvais à nouveau seul. Je divaguais silencieusement sur les relations hommes-femmes au rythme des sonorités seventies. Je pensais à une phrase de mon pote Luc quand sur les bancs du lycée nous dissertions déjà sur la vacuité des Marivaudages adolescents : &lt;em&gt;Nous sommes tous des Tom&lt;/em&gt;. Oui, nous sommes coincés dans un épisode live de &lt;em&gt;Tom&amp;amp;Jerry&lt;/em&gt;, les hommes sont des matous maladroits égarés dans une quête perpétuelle de la chair de &lt;em&gt;Jerry&lt;/em&gt;, souris coquine et malicieuse. Mais, quand cette croisade éperdue vers cet être tant désiré touche à sa fin, quand nous tenons enfin sous nos griffes notre proie nous réalisons que le véritable but n’était pas le Graal mais la course vers le trésor elle-même. Nous sommes tous des &lt;em&gt;Tom&lt;/em&gt;. Au final, ce sont les filles qui ont le dernier mot. On peut se démener, on peut charmer, parfois même séduire, mais au final ce sont elles qui mènent la danse, et ce, même dans leurs erreurs. Notre seul pouvoir est d’arrêter la chorégraphie, de délaisser leur bras, d’abandonner la saltation, et puis de souffrir a nouveau du manque de mouvement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le mercredi suivant, je me retrouvais totalement perdu dans les rues de Vitry sur Seine, m’arrêtant à chaque cabine téléphonique pour demander mon chemin. Arrivé en bas de sa cité, stationné en double file, je me demandais à quoi ressemblait cette fille, je me souvenais avec peine de son visage dans la pénombre. Des types louches me regardaient bizarrement, j’abaissais le loquet de sécurité pour verrouiller les portes. Une fille passa devant le capot avec un gros blouson kaki et me fixa, une sucette à la bouche. Je devais la regarder fixement sans vraiment y faire attention car elle s’approcha de la fenêtre.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Vas y…tu veux quoi ?&lt;br /&gt;- Heu…&lt;br /&gt;- Tu mates quoi ? Tu t’es cru au peep-show ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Elle cogna la vitre. Elle allait parler a nouveau quand on la siffla. C’était Sabrina. Elle était habillé tout en blanc, pull moulant, jean, bottes… Elle parla deux secondes avec la sœur de &lt;em&gt;Terminator&lt;/em&gt;, puis fit le tour pour entrer dans mon habitacle. Elle m’embrassa, j’avais l’impression d’être dans un film, que superwoman venait de me sauver mais le plus drôle c’est qu’elle me dit une phrase qui semblait indiquer que c’était moi le héros : &lt;em&gt;Envole moi&lt;/em&gt;. Je ne savais pas où aller, alors je roulais dans les embouteillages de la N7, on écoutait &lt;em&gt;MJ Blige&lt;/em&gt;, elle se mis à chanter collant sa tête sur mon pectoral droit. Ca me gênait pour conduire mais je ne voulais pas qu’elle pense que je la rejetais à nouveau, donc je faisais comme si de rien n’était. A mis parcours elle me demanda si on allait chez moi, je ne savais pas quoi répondre alors j’acquiesçais. Elle me serra le bras.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Tu sais la bas, à la cité…personne ne m’a jamais vu avec quelqu’un.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Tu n’as jamais eut de copain&lt;/em&gt;? Lui dis-je, incrédule teinté de cynisme&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Non, c’est pas ça, j’ai eu quelqu’un mais…il était plus vieux, il est jamais venu me chercher à la cité, j’allais chez lui&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Ah!…livraison à domicile&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Cela ne la fit pas rire, elle lâcha mon bras. Je m’excusais. On s’arrêta à Belle-Epine pour aller au cinéma car j’allais péter un cable dans les embouteillages. Elle était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là, d’une douceur infinie, candide jusqu'à faire penser qu’elle était stupide et terriblement sexy. Habillée tout en blanc, elle ne passait pas inaperçue, ça me rendait mal à l’aise et fier en même temps. Quand je la ramenais au pied de son bloc immeuble, je remarquais que les gars louches me regardaient avec encore plus d’intérêt, j’étais d’autant plus motivé lors de notre baiser d’adieu.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se voyait deux à trois fois par semaine, de ces instants privilégiés où l’on découvre l’autre, mentalement et physiquement. Quand on apprends chaque détail, s’émerveille aux bonnes surprises, oublie les mauvaises. De ces instants où on accepte l’autre tel qu’il est car il fait de même, comme un jouet neuf le soir de Noël. Le papier cadeau maculant le sol, la boite frénétiquement arrachée pour saisir à bras nus son contenu, les commissures des lèvres touchant les pommettes, l’œil animé d’une étincelle de bonheur. Quand nous avons encore de l’empathie, quand notre égoïsme tapis sous le voile de cœurs épanouis attends son heure, fauve au abords d’un oasis où le gibier s’abreuve. Cela dura jusqu'aux vacances de Paques. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’était le dernier temps libre avant nos examens respectifs, nous savions que nous aurions moins de moments partagés à venir et qu’il fallait donc en profiter. Nous passions toute la semaine ensemble, mes finances qui alimentaient nos sorties et l’essence des aller-retour vers son domicile commençaient à faner donc nous restions cloîtrés chez moi jusqu’au week-end. Le vendredi, nous retrouvâmes Bouba (Pierre mon binôme, voir première histoire de ce blog) et deux de ses amis, je voulais lui présenter Sabrina. La soirée était agréable, mais la nuit se transforma vite en cauchemar. Une fille que je voyais assez régulièrement quelque temps auparavant quand je fréquentais le Kio (une boite de nuit vers Fontainebleau) se trouvait la avec son nouveau boyfriend campagnard et me sauta dessus, se collant à moi comme une traînée à chaque morceau de Ragga sous l’œil amorphe de son compagnon et celui horrifié de Sabrina. Bouba me sauva la vie en jouant le backup social avec mon amie à chaque salve de folie de la blondasse du Kio. Je commençais à m’amuser de la situation grotesque quand je croisais le regard de la fille que je cherchais soir après soir en allant dans cette boite. Je l’avais croisé six mois antérieurement, sur cette même piste et j’y étais retourné tout les vendredi et tous les samedi pour la croiser a nouveau. Je ne savais meme pas son nom. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me retrouvais avec une énergumène qui me tamponnait le pantalon avec sa croupe, ma compagne et cette autre fille qui me hantait. Pourtant, alors que la fièvre avait gagné mon corps, alors que j’étais dans une situation prompte à tous les malentendus, cette fille me regardait encore avec les mêmes yeux. Je la fixais avec une infinie tristesse, comme si le destin avait voulu qu’elle me reste inaccessible, et la tête baissée elle fit un geste qui l’inscrivit en moi pour des années encore, elle passa sa main dans ses long cheveux bruns, les soulevant pour avoir un peu d’air sur le cou. Tout était immobile l’espace d’un battement de cils, immortalisé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quand je revenais à moi, Sabrina était dans mes bras, Pierre me disais aurevoir, la folle avait disparu, la fille que je cherchais aussi (certains l’auront sans doute deviné, nous la retrouverons plus tard, longtemps, d’ailleurs nous l’avons déjà évoqué). Le lendemain, j’espérais la soirée plus calme mais nous étions en zone de risque, je devais lui faire découvrir le fameux Kio est sa piste tournante.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’attendais au bas du bloc immeuble de Vitry, quand je vis un truc incroyable débarquer. Je ne savais pas si il fallait que je jette un drap dessus ou que je lui demande d’aller se changer mais elle était habillée comme un mix subtil entre l’évadée d’un clip de &lt;em&gt;R. Kelly&lt;/em&gt; et la pornstar d’une superproduction &lt;em&gt;Marc Dorcel&lt;/em&gt;. Elle était revêtue d’une combinaison de latex argenté avec une grande fermeture éclair partant du cou jusqu’au nombril, et des bottes noires. Elle s’était lâchée sur le look superheros fétichiste. J’étais dans un état….&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’essayais de la convaincre de ne pas sortir, la fatigue, la distance vers ce coin perdu dans la foret, etc. Mais, elle voulait connaître l’endroit, croiser mes amis et je subodore, rencontrer à nouveau la folle blonde pour marquer son territoire… La nuit était noire, et dans les bois entre Champagne s/seine et Melun, je lui fis le coup de la panne avec les sangliers comme témoins. Cela ne l’arrêta pas, elle rezippa son uniforme de pétasse et nous repartîmes. Une fois arrivés, je croisais David, un black au physique de gorille, très bon danseur, que je dû attacher car il était surexcité à la vue de ma Power Ranger. Je passais la soirée en mode bodyguard, escortant la belle partout, même aux toilettes car les gars étaient tous dans le même état que mon pote gorille, j’étais de plus en plus énervé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sabrina se fit très calme et câline, rien a voir avec sa tenue extravagante, impossible de lui en vouloir, et de retour à sa cité, elle dormait comme un bébé la tête collé contre la vitre, ça me changeait du ronflement de Christophe quand nous rentions de soirée. Je me fis gentleman, et l'a pris dans mes bras, mon blouson comme couverture jusqu'à sa cage d’escalier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On se voyait moins car j’avais du boulot en retard, notamment un essai qui me tenait à cœur sur l’évolution de la condition des noirs au USA suite aux émeutes de Los Angeles. Bouba faisait déjà tout mon boulot pendant l’année, là c’était le &lt;em&gt;money time&lt;/em&gt;, on devait s’y mettre a deux. Sabrina avait un truc à rendre sur un travail continu sur l’année sur &lt;em&gt;Access&lt;/em&gt; mais n’avait absolument rien compris et donc rien fait, elle stressait sur ce truc d’un an a faire en quatre jours. Résultat, je me retrouvais à apprendre l’utilisation d’&lt;em&gt;Access&lt;/em&gt; et le SQL, faire tous ces TD et son projet de fin d’année &lt;em&gt;(Petit clin d’œil du destin car sans elle je n’aurais jamais travaillé sur la programmation SQL sur Access et donc eut mon premier boulot !!...Papillon effect).&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle avait un autre problème, un examen de comptabilité et elle était nulle. J’appelais Christophe et lui proposait de devenir professeur pendant un après-midi car ma conquête avait un cerveau de poulpe, il accepta. Il lui fit un cours d’une heure et demi sur les bases de la compta, et vint me voir en aparté.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Elle est gentille mais c’est chaud pour son examen, elle comprends rien…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Hum….ouais, je sais, elle est un peu….conne&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Mais non, c’est pas son truc les maths c’est tout&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Ouais mais hier on a regardé Dobermann….elle m’a dit qu’elle n’avait rien compris&lt;br /&gt;- Heu….&lt;br /&gt;- Elle m’a dit qu’elle ne comprenait rien a ce que rappait MC Solaar&lt;br /&gt;- Ok, elle est…&lt;br /&gt;- Bonne mais conne, je sais…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;On se mis a rire&lt;br /&gt;L’après midi passa. Je jouais à &lt;em&gt;Sensible Soccer&lt;/em&gt; avec Christophe pendant que la miss faisait ses exercices de compta dans le salon...On était tous trois dans la chambre quand la clef tourna, ma mère était rentrée plus tôt que prévu, et ça, ce n’était pas prévu. On se mit en file indienne pour dire bonjour, j’ouvrais la marche.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Bonjour madame, quel plaisir de vous revoir !&lt;br /&gt;- Vini bô mamanw ipocrit&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Christophe riait comme un phoque. Sabrina se faisait toute petite, elle n’avait pas l’habitude de voir une tornade arriver dans un appartement. Et surtout elle s’était bloqué car ma mère l’avait prise pour Caroline, la copine de Chris sans penser un instant que c’était la mienne. Elle me jetais de grand regards de fille perdue.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Mon dieu quelle est jolie ! Elle est toute mimi!!&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Hum...On va y aller la&lt;/em&gt; ! répondis-je, &lt;em&gt;sinon on va avoir les bouchons&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Coumen ? difé ? ….&lt;/em&gt;je lui coupais la parole car elle était visiblement en grande forme et donc incontrôlable en cas d’élan&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Je dois ramener Sabrina, elle doit garder sa petite sœur ce soir…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans la voiture Sabrina ne disait pas un mot, elle se contentait de me tenir la main sur sa cuisse m’empêchant de passer les vitesses ce qui m’énerva. Dans les embouteillages du retour avec Chris, je faisais le constat de la situation : je devais arrêter cette histoire car elle ne comblait pas ma Trinité.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon argumentation était simplissime, un syllogisme. L’harmonie d’un couple était basée sur ce que je nommais : la Trinité. Trois variables qui cimentaient une relation dans le temps, permettant de trouver un équilibre personnel et mutuel : le corps, la tête et le cœur. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le corps est l’assouvissement des desiderata sexuels mais aussi la pérennité du désir et de la volonté de séduire l’autre, on peut même parler de l’orgueil né du désir des autres sur l’être que l’on possède. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La tête est l’assouvissement des desiderata intellectuels, la nourriture de l’âme, pouvoir discuter, avoir une complicité, partager des intérêts et des découvertes, échanger sur ses sentiments, ses doutes, ses rêves ; connaître l’autre jusqu'à ces moindres détails. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le cœur est l’intangible cavalerie qui mène la guerre, l’alchimiste transformant les odeurs, le toucher de l’autre, le goût de sa peau, le son de ses gémissements et sa vue en dépendance, en irraison. Le cœur est le cavalier ultime de l’apocalypse.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;A SUIVRE...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-1967698528637849367?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/1967698528637849367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/05/le-syllogisme-de-la-trinite-part-i.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/1967698528637849367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/1967698528637849367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/05/le-syllogisme-de-la-trinite-part-i.html' title='Le syllogisme de la Trinité, part I'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-2907878681237467748</id><published>2009-05-14T15:41:00.014+02:00</published><updated>2009-05-14T17:06:18.234+02:00</updated><title type='text'>The question of U</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cette histoire est très décousue, je m’en excuse aupres du lecteur. J’ai voulu survoler des périodes de ma vie sans rentrer dans trop de détails car ils viendront par la suite dans d’autres histoires. En tout cas après quelques semaines de silence pour cause de vacances (Agadir, HongKong) et de boulot (v9 fever), liveafterlove est de retour...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;So what is the answer to the question of U&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;What do I look for, what shall I do?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Which way do I turn when I'm feeling lost?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;If I sell my soul, now what will it cost?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Must I become naked, no image at all?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Shall I remain upright, or get down and crawl? &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Prince, The question of U, Graffiti Bridge, 1990&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’écoutais Daivy postillonner dans mon micro, le nez collé à ses feuilles volantes raturées de partout. Il arrivait a peine à suivre sa propre écriture, morceaux de phrases éparpillés sur du papier froissé, plié en huit dans la poche arrière d’un &lt;span style="font-size:85%;"&gt;501&lt;/span&gt; usé. Il apposait ses lèvres sur la grille de plastique d’un ridicule enregistreur relié à une chaîne hifi. Le son était abominable. Il ne s’arrêtait pas, ses mots le portait, il avait foi en eux. Le sample en loop que j’avais pris d’un album de Mr R. saturait en basse mais il nous rendait fou, quel son de malade… Daivy lâchait ses lyrics en se gaussant chaque fois qu’il s’emmêlait dans les lignes en voulant aller trop vite, cela faisait partie de son style, de son flow…le refrain partait, je prenais le mic et enchaînais le second couplet, une histoire de nuage gris au dessus de nos têtes, d’averses affrontées têtes hautes…Mon style était plus apuré, moins ruff, je le travaillais sans cesse, je voulais sonner comme le Oxmo de &lt;em&gt;‘l’enfant seul’&lt;/em&gt; ou le LLCool J de &lt;em&gt;‘Hey love’&lt;/em&gt;, Daivy lui se prenait pour Lino des Arsenik. On écoutait la K7, et on recommençait, on changeait de sample, on essuyait le micro et on refaisait le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Luttes intestines pour le pouvoir de dire non / Quand nos cœurs dictent nos mots en nos noms / Laisse moi poser mes lèvres sur ton front / T'emporter vers les heures où naquirent nos sentiments / Quand être 2 était plus qu'être simples amants / Je me revois sécher tes larmes coulées pour d'autres / Parce que tu avais confié ton cœur à d'autres hôtes / Confie toi à moi, tu peux tout me dire / Nouveau départ et il est temps de partir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dioscure, 1998&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’après midi s’était écoulée sans que nous remarquions, je raccompagnais Daivy chez son frère jumeaux, Christophe, au dernier étage d’un petit immeuble sur Corbeil. Il dormait sur le canapé et sur la table basse, il y avait des dizaines de feuilles écrites dans une calligraphie indéchiffrable a demi collées par des taches de Coca. Je me mis à en décoder quelques unes, a lancer une impro' sur un sujet, les rimes étaient comme une seconde peau, elles venaient toutes seules entre la télé allumée, l’album du Doc Gynéco qui tournait sur la home box et les rires de mon acolyte. La clé tourna, Chris était de retour, à peine entré il se mis à gueuler sur son frère: le paquet de chips qui était ouvert sur la table laissait des miettes partout, le Coca dans le frigo ouvert la veille ne comptait plus qu’un demi centilitre, la vaisselle n’était pas faite, etc. C’était tendu entre eux depuis un moment, pas évident de vivre à deux même pour des jumeaux,... je chambrais un peu Chris pour détendre l’atmosphère. C’était une situation particulière, ils sont comme ma famille, Chris est comme mon frère mais ils ont aussi leurs histoires de famille, leur passé… Je me suis toujours effacé par pudeur, j’ai toujours partagé leur peine sans pourtant en sentir l’ampleur, spectateur de leur vie comme parfois je l’étais de la mienne. La tension s’estompait peu à peu, on sortit les cartes, des dizaines de pièces de 20c de francs d’un typeware blanc qui traînait dans le meuble contre le mur et on lança notre partie de poker fermé. La nuit passa, les week-ends passèrent, les mois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Ombres chinoises/ Une ligne de craie blanche sur le noir d'une ardoise / Deux courants d'air, froid et chaud, qui se croisent / Je t'aime...mais je te trompe résonne dans le crâne / Et comme un virus fait ma raison tomber en panne / Mon calme disparaît / Avec les vapeurs suaves de ma jalousie qui apparaît / Pour la première fois comme une arme de jais / Le lent poison coule épais / Dans mon encéphale / Et, dans mon reflet ma peau n'est pas assez pale / Noir, tableau et ta craie dessine les courbes de mon désir / Pire / Le pire c'est que le rongeur dicte au reste / Et comme le rat sur le navire propage la peste / Le mal d'Othello guide mes gestes.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dioscure, 1999&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions usés nos voix toutes l’après-midi de ce dimanche de printemps. Chris était passé dîner avec nous. J’avais passé la semaine sans sortir de chez moi, j’avais écrit des centaines de chansons, mon cerveau était comme un four, chaque mot que l’on me murmurait se transformait en plat chaud sous forme de prose ou de vers. Et c’était sans compter toutes les instrus que j’avais généré, entre les samples de Ginuwine, Rocca, Another Bad Creation, Cesaria Evora, la BO de Blade Runner… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nos pâtes au beurre accompagnées de tranches de jambon ingurgitées, on se mis sur la moquette de ma chambre avec des coussins. Chris ne voulait pas avancer d’argent à Daivy qui était broke donc l’idée poker fut abandonnée mais une partie de Canastas débuta.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;T’es créatif en ce moment, t’arrêtes pas !&lt;br /&gt;- Oui, j’ai trouvé une muse&lt;br /&gt;- Elle à des copines ??&lt;/em&gt;...Daivy se mis à rire&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Elle sort d’où ? Elle s’appelle comment ?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;Elle est dans le 92, Emmanuelle…&lt;br /&gt;- Emmanuelle, c’est un nom de cochonne ça ! mais p’tain tu les trouve toujours à des kilomètres, tu fais exprès ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Bah, il ne s’est rien passé…elle m’a juste appelé une fois, elle gardait une vieille...&lt;br /&gt;- Un coup de fil ? Arrête de faire ton lover, t’es bien degeulasss…on le sait&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On éclata de rire de plus belle, en pensant à notre pote Shogun tout bourré sur la piste de danse du Metropolis qui regardant une vieille se dandiner nous avait sorti cette phrase devenue mythique : &lt;em&gt;Elle est bien dégueulassssss&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Non, non, elle a un mec depuis 5ans, elle est sérieuse, c’est un peu compliqué…&lt;br /&gt;- Et alors, tu la ramène et…&lt;/em&gt; Je le coupais, mais les gestes de fessés qu'il mimaient faisaient passer le message&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Non, j’ai tout mon temps, cette fille…cette fille c’est ma destinée. Si ça se fait dans dix ans alors ça se fera dans dix ans mais ça se fera&lt;br /&gt;- Mais t’as pris un truc ou quoi ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me souviens pas de la suite et je suis persuadé que Chris et Daive non plus. Quatre mois passèrent, Emmanuelle ne me rappelait toujours pas (je ne le savait pas encore mais il fallait que j’attende encore un an, mais ceci est une autre histoire qui fera l’objet de nombreux textes de ce blog). Je finissait mon école et me faisait embaucher dans la pub après mon stage, je vivais de soirées en soirées, de filles d’un soir en filles de deux. Daivy était tombé malade, je rappais seul, mes textes étaient moyens, je n’avais plus de muse. Nous avions Chris et moi tenté de faire une reprise en français de « Simple Pleasure » de Karyn White mais nos voix étaient lamentables. J’écrivais pour d’autres personnes et plus pour moi jusqu'à ce qu’une fille en studio soit tellement dyslexique sur un de mes textes que je m’emporte dans une colère rare et arrête ma carrière de parolier en la traitant de tout les noms d’animal invertébré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps passa et une relation très passionnée et destructrice débuta avec Marilyne (oui, encore une autre histoire a raconter ici). Ce fut une période très intense émotionnellement et mon écriture s’en servit comme engrais. D’autant que nous passions parfois des journées entière a ne rien faire à part écouter des CD collés dans les bras l’un de l’autre. Entre nos nuits d’amour et nos nuits de haine, j’écrivis mes meilleurs textes, plus matures, moins self-oriented.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Famille / Famille / Famille&lt;br /&gt;Et si l’on croit le dico, y'a ceux qu’on choisit / et ceux qu’on subit&lt;br /&gt;Ensemble d’elements / derivant d’un meme element / la parenté&lt;br /&gt;Ensemble d’elements / ayant des affinités / l’amitié&lt;br /&gt;Et toi, baby / celle choisie / pour m’accompagner&lt;br /&gt;Famille / Famille / Famille&lt;br /&gt;Parapluie contre la solitude, maillons d’une meme chaine /&lt;br /&gt;Question d’amour, et dit moi / Combien de fois / t’ai je dit « je t’aime »&lt;br /&gt;Je suis ton epaule, tu es la mienne / contrat tacite / Mais les larmes comme les sourires sont si explicites /&lt;br /&gt;Ces choses qu’on ne se dit pas et qu’on devine / Tu es de ma famille, tu le sais ou le devine&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Famille / Famille / Famille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dioscure, 2000&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;Un jour, je sortais du 15 rue Pasquier quand mon cellphone sonna, c’était Emmanuelle. Et au delà de notre histoire, au delà de deux ou trois autres textes écrits en une presque décade suivante. Au-delà des heures passés en 2001 en studio avec Aicks pour faire notre album (jamais sorti et Dieu sait que mon pote avait du talent…malgré son penchant pour ne rien foutre a part chasser la gazelle qui a plombé notre boulot). Cet appel était l’annonce de la fin de ma période créative, quelques mois plus tard, j’écrivais ce que je voulais être mon dernier texte et ce encore aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;I died...2nite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’entends plus la musique, je n’entends plus mon cœur battre&lt;br /&gt;Je n’avais pas remarqué l’heure tardive, il est sans doute temps que je parte&lt;br /&gt;Tirer un trait sur toute cette comédie, j’aurais ma chance à la prochaine&lt;br /&gt;Avant de pousser la dernière porte, jeter un regard vers la lune pleine&lt;br /&gt;C’est à la nuit que je passerais à la nuit, et elle se fait miroir de ma vie&lt;br /&gt;Je me sens vide, je me sens plein, heureux et malheureux, 1000 envies et plus aucune envie&lt;br /&gt;Reste la certitude, parmi tous ceux qui la cherchent, j’ai trouvé l’âme sœur&lt;br /&gt;Le sens de la vie, de la mienne en tout cas alors je pars sans peur&lt;br /&gt;Pardon à tout ceux qui ne comprendrons pas, j’ai atteint mon but, il ne me reste plus rien&lt;br /&gt;Ce n’est pas à cause d’elle, elle est ma cause, et avant elle je n’etais rien&lt;br /&gt;Je ne veux pas la perdre, laissez moi m’endormir, je ne veux plus d’autres rêves&lt;br /&gt;De la bas, sur l’autre rive, je pourrais vivre mon amour sans que le soleil ne se lève&lt;br /&gt;Pardon à tout ceux qui ne comprendrons pas que le meilleur n’est pas à venir&lt;br /&gt;Je ne suis pas fou, je n’ai pas de peine, j’aurais aimé être un héros de Shakespeare&lt;br /&gt;Le poison fait son effet, « le reste n’est que silence », j’évite le pire…&lt;br /&gt;Un regret pourtant au seuil du cercle des suicidaires, je la voudrais femme et mère&lt;br /&gt;Qu’il reste de notre amour plus qu ‘une épitaphe sur un linceul et une prière&lt;br /&gt;Une fille qui lui ressemble, la même flamme dans les yeux, les mêmes mains minuscules&lt;br /&gt;Un regret encore, lui faire l’amour encore, mourir puis mourir, terre et moi péninsule&lt;br /&gt;Je ne suis pas fou, je n’ai pas de peine déjà la porte se ferme, je suis heureux, adieu.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;dioscure, 2001&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;So what is the answer to the question of U?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; demandais Prince dans le film Graffiti Bridge (mal joué, mal tourné mais une BO mal estimée...avec la découverte de Mavis Staple, Tevin Campbell et des productions de The Time énormissimes, sans oublier le funk electro des NewPowerGeneration qui sonnent comme un Georges Clinton tribute)&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;So what is the answer to the question of U?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; ... j'avais trouvé une réponse, aujourd'hui je cherche la question....&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-2907878681237467748?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/2907878681237467748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/05/cette-histoire-est-tres-decousue-je-men.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/2907878681237467748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/2907878681237467748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/05/cette-histoire-est-tres-decousue-je-men.html' title='The question of U'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-118136171674526941</id><published>2009-04-17T19:35:00.006+02:00</published><updated>2009-04-17T22:28:34.922+02:00</updated><title type='text'>Life before, chapitre 2: Val</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les gens se croisent mais ne se regardent pas, se sourient mais ne se parlent pas, se parlent mais ne s’écoutent pas. Parfois leurs mains se touchent, leurs lèvres s’écrasent sur des joues, parfois même ils se collent les uns contre les autres, se respirent ou se goûtent. Mais disant cela, je ne fait qu’enfoncer des fenêtres déjà grandes ouvertes sur le vide qui emplie nos relations entre mortels. Se connaître ne veux pas dire se connaître. Notre plus grand paradoxe est que cette intimité que l’on veut gardé par le dragon Ladon de nos consciences n’est qu’un jardin aride délaissé par les Hespérides, sa vraie valeur n’existe que si on la dévoile. Et tout ce mal que l’on s’inflige à vouloir dans des élans sincères mais futiles et maladroits a se protéger ou se libérer est comme l’ultime présent à l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire se déroule bien avant le chapitre I…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était tard, j’étais assis sur le sable d’Almeria. Quelques nuages nous cachaient les étoiles mais la lune pleine veillait sur nos silences. Elle avait la tête sur mes cuisses, mes doigts emmaillaient et démaillaient tour à tour ses cheveux bruns tandis que ses poumons se gonflaient pour ensuite relâcher un soupir. Elle se tourna pour me faire face. &lt;em&gt;Tu me pardonne ?&lt;/em&gt; demanda-elle anxieuse. Et comme je ne disais rien, elle se retourna encore face à la mer. Un nuage passa devant la lune, nous confinant à l’obscurité et quelques gouttes se mirent à tomber éparses sur mes avant-bras. &lt;em&gt;Tu veux y aller, Val ?&lt;/em&gt; lui demandais-je. En guise de réponse, elle enfonça sa tête sur mes cuisses comme pour elle aurait fait avec un oreiller pour préparer sa nuit et elle répondit: &lt;em&gt;Non, attendons la pluie.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/SejmKFX03cI/AAAAAAAAAOE/H8soOFsMTb4/s1600-h/Sans+titre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325759620280802754" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 184px; CURSOR: hand; HEIGHT: 192px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/SejmKFX03cI/AAAAAAAAAOE/H8soOFsMTb4/s200/Sans+titre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les gouttes se mirent a tomber avec une plus grande fréquence, je penchais sans y penser mon buste pour lui servir d’abri et inclinait ma main sur son front afin d’éviter que son visage ne soit trop trempé. Elle se mit à rire : &lt;em&gt;et maintenant tu me pardonne ?&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Tu compte me faire attraper la crève si je ne te pardonne pas, c’est ça ton plan ?&lt;/em&gt; Elle se remis à rire. &lt;em&gt;Tu sais, repris-elle, quand je suis avec toi j’ai l’impression d’être vraiment la personne la plus chanceuse au monde, tu as milles attentions si discrètes que souvent on ne s’en rends même pas compte.&lt;/em&gt; Je haussais les épaules. &lt;em&gt;Mais des fois j’ai envie de te taper quand tu ne dis rien, ça me rends folle. Tu me rends folle, j’ai en vie de hurler tellement je t’en veux d’être toi.&lt;/em&gt; J’apposais ma main sur sa bouche pour la faire taire, je pris un coup de poing dans le ventre, puis un autre sur l’oreille. Nous étions déjà trempés. Elle se leva, des insanités fusaient de ses lèvres avec un flow digne des &lt;em&gt;Bone’s Thugs &amp;amp; Harmony&lt;/em&gt; mais je ne l’écoutais pas. Je regardais l’eau ruisseler sur son cou et s’immiscer dans les courbes de sa poitrine. J’avais envie de me jeter sur elle, de lui mettre la tête dans le sable dans la violence subite d’un coït passionné. De me laisser aller à mes instincts primaires. Mais au lieu de tout ça, alors que la solution la plus plaisante était aussi la plus saine, je lui lançais une phrase assassine : &lt;em&gt;Ok, c’est bon tu m’a saoulé, on arrête la&lt;/em&gt;. Elle se tue, visiblement elle ne s’attendait pas à ça, moi non plus, quelle phrase à la con. Je ne me souviens pas de la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, le soleil était timide au réveil mais durant notre trajet en bus vers Séville, il s’était bien rattrapé. La visite de la ville fut un enfer, un groupe de trente ados débiles déambulant dans le quartier de Santa Cruz en ne pensant qu’a acheter des glaces, traversant Giralda pour y trouver de l’ombre, même l’Alcazar n’avait suscité le moindre intérêt. Apres ces vaines heures, éreintés par la canicule nous reprenions le bus en direction de Granada.&lt;br /&gt;La journée n’avait rien changé, j’étais seul dans un coin du bus, Val était quatre sièges plus bas, nous n’avions pas échangés un mot. Derrière nos lunettes de soleil, nous nous étions épiés, chacun cherchant un signe de flexibilité chez l’autre, une porte d’entrée. Mais j’étais trop fier et elle trop passionnée. Nous n’étions séparés par quelques mètres, ne pensant l’un et l’autre qu’a l’autre, je ne voulais que d’elle et j’attendais qu’elle fasse un pas, elle attendait la même chose. Alors comme souvent lorsque nous ne trouvons pas le courage ou n’avons pas la décence de décider de notre futur, la vie décide par elle-même et le résultat correspond rarement à nos souhaits.&lt;br /&gt;L’arrêt à Granada ne dura que le temps d’une dizaine de battements de cils. Nous allions repartir quand une fille tomba dans les paumes. On lui apporta de l’eau, elle avait une insolation. Nous étions tous ensemble depuis deux semaines mais je la connaissais pas, elle ne faisait pas partie de mon groupe restreint de fêtard compulsifs. Elle était d’Isbergues, une ville vers Calais, devait faire un mètre quatre vingt cinq, et les long cheveux noirs qui descendaient sur sa robe en flanelle beige faisaient ressortir le teint rubicond de ses épaules. Elle avait cramé. Je ramassait les sandales qui avaient glissées de ses pieds tandis qu’on l’aidait a monter dans le bus. Quelqu’un la mise sur le siège a cote de moi. Elle pleurait.&lt;br /&gt;Le bus reparti. J’étais embarrassé par ses larmes, ne sachant pas trop quoi faire. Je pris mon walkman et lui passa un des écouteurs intra conques, elle me dit merci. Le fil des écouteurs était court, elle se colla à moi, je passait un bras par-dessus sa tête et elle posa la tête sur ma poitrine. Bob Marley chantait tranquillement &lt;em&gt;‘Waiting in vain’&lt;/em&gt; quand ses larmes avaient séchées. La nuit tombait, je regardais par la fenêtre pour voir si la lune était aussi grosse et brillante que la veille mais je ne l’apercevait pas. La fille du nord, avait toujours la tête collée sur ma poitrine, la K7 avait déjà fait plus d’un tour et Bob chantait &lt;em&gt;‘Satisfy my soul’&lt;/em&gt;. Je lui soulevais doucement le menton et lui demandais : &lt;em&gt;Ca va mieux ?&lt;/em&gt; Elle m’embrassa. Ce baiser dura jusqu'à notre arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous primes rendez vous avec mes amis habituels pour se retrouver le soir dans notre tanière de débauche. Je me sentais mal, je ne savais pas comment gérer cette fille inconnue qui était désormais mienne, et cette soirée confronté à celle que je voulais vraiment. Comme souvent face à un mur, je décidais de ne pas dépenser d’énergie à y penser et de réagir une fois en face de celui-ci. Sur la route menant à notre bar, je croisais Frank, un des type avec qui je traînais le soir. Il me faisait rire. Il me prenait pour un modèle a suivre, me sortant des trucs du genre &lt;em&gt;‘direct tu l’a enchaîné la Lilloise’, ‘Laisse nous en quelques unes dans le groupe’, ‘Ta tête arrive au niveau de ses seins’&lt;/em&gt;. Sa connerie m’a déstressé, il ignorait que j’étais psychologiquement à la rue…&lt;br /&gt;Arrivé devant le bar, ma grande brune était déjà la, hyper souriante. Elle avança vers moi, sa courte jupe légère dévoilait ses cuisses à chaque pas, elle m’embrassa, j’étais sur la pointe des pieds. Une fois dans le bar, les choses avaient un goût différent des nuits précédentes, tout se passait sans heurt. J’avais pris l’habitude des soirées animées avec Val la folle, et la, tout était calme. Elle était très câline, se présentait à tous mes amis, j’étais très embarrassé d’autant que dans son coin celle qui avait les faveurs de mon cœur assistait a tout sans un mot. Et je ne faisais toujours rien pour changer la situation.&lt;br /&gt;Je raccompagnait ma fille du nord et le long de la plage je ne trouvais toujours par la lune. Nous nous allongeâmes sur le sable froid et la température monta. Mes doigts courraient le long de son cou, seins, hanches jusqu'à des zones plus intimes. Elle se cramponnait à moi comme si mon corps déjà collé contre le sien n’était toujours pas assez près, comme si elle ne me sentait toujours pas assez. Puis dans un feulement elle se relâcha complètement, jetant la tête en arrière sur le sol, laissant ses bras rouler le long de mon dos. Je dégageais son regards derrière ses cheveux, son rimmel avait coulé laissant de noirs sillons sur ses tempes et ses joues. &lt;em&gt;Ca va ?&lt;/em&gt; demandais-je. &lt;em&gt;Trop bien&lt;/em&gt; me répondit elle. Je ne comprenais pas, elle caressa mon visage avec tendresse. &lt;em&gt;Pourquoi je ne t’ai pas rencontré plus tôt ?&lt;/em&gt; Et voulant faire de l’humour, je sorti un connerie comme à mon habitude dans les moments intenses. Je ne me souviens pas de ma super boutade du moment, mais elle se mit a me serrer dans ses bras de toute ses forces et sur le chemin du retour me raconta toute sa vie. Sa vie était pleine de drame, de choses que je n’ose écrire par respect pour sa mémoire et je compris vraiment que j’étais sans nul doute la personne la plus désintéressée et la plus attentionnée quelle avait rencontré. La, devant la porte de son immeuble, sous l’escalier, derrière les boites aux lettres, ce fut la première fois, elle et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, au réveil, quand je tirais le store de ma chambre d’étudiant en exil dans le sud espagnol, il me tomba dessus manquant de m’éborgner. Je descendis les marches l’air de rien et quand la vieille qui m’hébergeait me parla du bruit matinal dans son espagnol incompréhensible je lui répondis qu’il avait fait chaud a Séville.&lt;br /&gt;Les cours d’espagnol, ce matin la étaient tendus, mon binôme était désormais mon ex-amie. En deux jours les situations peuvent changer du tout au tout, nous ne nous parlions plus, et la bigote qui officiait en tant que prof ne comprenais plus rien. Il faut l’avouer, j’étais prêt tout pour elle, elle n’avait qu’a dire un mot, mais rien....A quinze heure, je pris ma raquette de tennis et partit prendre ma raclée quotidienne contre un espèce de nain blondinet qui se la jouait sourire Ultra-Brite a chaque ace. A 17h, alors que serviette sur la tête je tentais de récupérer mon souffle, une main glacée passa sur mon cou, ma grande brune était la.&lt;br /&gt;Je me suis pavané ainsi, fringant comme un coq au bras de cette fille que je n’aurais jamais approché si le hasard ne l’avait mise sur ma route, en souffrant à chaque regard de l’autre. Je n’avais plus le choix, je faisais ce que tous mes potes attendaient de moi, je jouais le type blasé supacool. Je ne voulais pas la blesser, d’autant qu’elle comblait ma lubricité d’ado mais une fois seul, une fois devant le miroir je baissais les yeux. Cela a duré jusqu’au train du retour vers Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions dans un train de nuit, quatre par loge couchette. J’étais avec Frank, le blondinet et étrangement une fille, Catherine, rousse marrante qui venait de Normandie. La cabine d’a cote était pleine de filles, dont Val. Ma girafe était dans le wagon d’a cote, c’était notre dernière nuit ensemble et mes potes avaient accepter de nous laisser la cabine, je dut soudoyer Catherine. Ce soir la, il ne se passa rien, elle était collé à moi, pleurant durant tout le voyage alors que je ne pensais qu’a des choses salaces et voulais sortir de cette ode au mouchoir interminable. Quelqu’un frappa à la porte. J’allais ouvrir, et la lumière entra dans la pièce en même temps que la gifle que je reçu. C’était Val : &lt;em&gt;T'as encore fait une connerie ?&lt;/em&gt; J’esquivais la seconde salve. &lt;em&gt;C’est quoi ton truc, rendre les filles malheureuses ?&lt;/em&gt; J’étais heureux, elle me parlait pour la première fois depuis des jours, je me mis à rire: &lt;em&gt;mais t’es vraiment une malade&lt;/em&gt;! Elle avança, je reculais. &lt;em&gt;Ce n’est rien, elle ne veux pas rentrer c’est tout&lt;/em&gt;….il y eu un long silence…Nous restâmes tous les trois assis dans le noir jusqu'à Paris, sans dire un mot. Je pris leurs adresses, leur numéros, je ne pouvais rien leur donner en retour car je ne savait pas ou ma mère avait décidé de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, une semaine plus tard, j’aménageais dans le 77, dans les bois de Cesson-la-Foret. Et après que nos coups de fils se soient espacé jusqu'à ne plus être, ma vie avait repris son cours asthmatique. Un jour, je faisais un échange de comics sur les Ulis. En descendant la rue, je tombais sur un type qui m’arrêta du bras. &lt;em&gt;Patrick ? T’es Patrick pas vrai ?&lt;/em&gt; C’était un black de cinq à six ans plus âgée de que moi, assez baraqué, je ne le connaissais pas. Il enchaîna, &lt;em&gt;Ah mon pote, je sais tout de toi, Val, elle parle sans arrêt de toi. J’ai l’impression qu’on est cousin, non en fait je te connais mieux que mes cousins…&lt;/em&gt;il riait fort, ça me dérangeait. Les gens nous regardaient. Je souris bêtement car de toute façon vu sa largeur de buste j’aurais mis au moins 3secondes pour le contourner, trop long. Il ne s’arrêtait plus de parler : &lt;em&gt;Et tu l’a vue là ? elle a pas du t’entendre, elle a toujours un casque sur les oreilles...&lt;/em&gt; Je me retrouvais sur Orsay à monter la cote vers le domicile de Val avec ce type bizarre. Il poussa la barrière d'un jardin, puis ouvrit une porte avec ses clefs. Dans le salon, une fille était assise de dos, elle portait un tee-shirt bleu et un short rose, ses pieds étaient nus. Elle se retourna, et hurla : &lt;em&gt;Patrickkkkkk&lt;/em&gt;, courra, me sauta dans les bras, me serrant jusqu'à m’étouffer. Le fil du casque n’était pas assez long, il se deplugga de la chaîne hi fi, c’était la voix de Karin White chantant &lt;em&gt;‘Love saw it’&lt;/em&gt;. Elle me présenta, son boy-friend, elle lui dit voila &lt;em&gt;mon meilleur ami&lt;/em&gt; en me frappant de son doigt. Elle me fit visiter, j’étais dans sa chambre, petite, un grand lit était collé à une armoire couverte de miroir. Dans le reflet je voyais des photos d’elle et moi sur un banc à Madrid, j’avais une d’entre elles, Catherine me l’avait envoyé. Je dînais avec eux, écoutant de la musique, je découvrais pour la première fois Keith Sweat, Shai, Bell Biv Devoe. Elle chantait, elle riait, elle était heureuse. Son homme me raccompagna en voiture jusqu'à chez moi, je le haïssais, il était trop sympa.&lt;br /&gt;Durant les deux années qui suivirent, je les vus deux ou trois fois pour des anniversaires. J’étais passé à autre chose, mais quand ma mère décida de déménager et que la classe Mat Sup. de François 1er à Fontainebleau devenait trop loin, je signais pour l’école d’ingénieur sur le campus d’Orsay avec mon pote Christophe. Etait-ce un hasard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois avoir croisé Val l’an dernier, le week-end du 8 mai non loin du Louvre, je n’ai pas osé l’approcher, on dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit mais Thor peut être parfois un peu facétieux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-118136171674526941?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/118136171674526941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/04/life-before-chapitre-2-val.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/118136171674526941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/118136171674526941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/04/life-before-chapitre-2-val.html' title='Life before, chapitre 2: Val'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/SejmKFX03cI/AAAAAAAAAOE/H8soOFsMTb4/s72-c/Sans+titre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2791255458081209100.post-4219173320311363596</id><published>2009-04-14T20:06:00.003+02:00</published><updated>2009-04-14T20:17:03.657+02:00</updated><title type='text'>Life before, Chapitre 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Parce qu’il était temps que les béotiens du poker aient aussi droits à mes élucubrations, et que ceux qui suivent mes anecdotes quasi surréalistes (sur &lt;a href="http://low-stakes-poker.blogspot.com/"&gt;http://low-stakes-poker.blogspot.com/&lt;/a&gt;) aient enfin de quoi alimenter leur soif inextinguible d’envolées lyriques à période régulière. Parce que mon actualité poker se résume à un post par mois alors que ma vie n’est pas un épiphénomène mais un post qui ne s’arrête jamais, parce ce que j’ai la chance de parcourir 52 pays de cette planète et que je ne me contente jamais des murs affables de mes chambres d’hôtel dans mes nuits d’insomniaque. Et parce qu’enfin, le démon de l’écriture caresse doucement ma nuque puis y plante avec violence des ongles acérés dans mes soirs de mélancolie, de ces jours sans envies à ces jours ou je vis cents vies. Que je sois lu ou non, pour moi ou pour d’autres, je pose la première prose de ce nouveau blog. Veuillez par avance excuser l’auteur qui se livrera comme jamais sur son passé, son présent et ses espoirs, veuillez excuser sa franchise mais il ne vous mentira pas, ne cachera rien, veuillez excuser les blessures qu’il portera à ceux qui ont croisés, croisent et croiseront sa route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Life after Love. J’ai longtemps hésité sur le nom à donner à ce blog, et tour à tour il aurait pu s’intituler : &lt;em&gt;Une vie à l’ombre des mancenilliers, Nouvelles sous endorphine, Ce qui reste après l’amour, Mémoires non posthumes, etc&lt;/em&gt;. Finalement, j’ai regardé la biographie filmé de Christopher Wallace et sur le générique de fin j’ai vu que nous étions nés le même jours (il est de 3ans mon aîné), en clin d’œil à cela j’ai voulu baptiser ce recueil de vécu et de pensées en analogie au titre de son dernier album, &lt;em&gt;Life after Death&lt;/em&gt;. Life after Love, adolescent je me demandais si il y avait une vie après les études et alors je me suis mis au travail, chômeur je me suis demandé si il y avait une vie après ma mort sociale et économique et alors je me suis mis au travail, et maintenant après neufs années de vie amoureuse, maintenant que l’amour est mort que me reste-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis à un age où les rêves se sont évaporés, certains sont encore là, ils persistent dans leur ridicule, leur corps gît inerte et froid sur le sol convulsant à la moindre brise sur leur échine. Aller, mourrez donc ! Vieux joujous cassés, asphyxiés dans la poussière que laisse votre chair en décrépitude. Mourrez donc, que seul votre souvenir me hante, qu’une larme s’échappe en résurgence à la vue d’une photo je peux le supporter mais je ne résiste plus aux relents de votre sapidité capable d’enivrer jusqu'au coma.&lt;br /&gt;Réminiscences. Je me souviens de mon ancien binôme, Pierre aka &lt;em&gt;Bouba&lt;/em&gt;, un soir de décembre dans sa chambre universitaire sur le campus d’Orsay. Nous étions là à discuter de choses futiles et de d’autres capitales dans nos vies de l’époque. Et puis, au beau milieu de cette conversation, il m’a dit avec une flamme étrange dans le regard des mots qui font échos jusqu'à aujourd’hui. Un paquet de &lt;em&gt;Pepito&lt;/em&gt; à la main, il me disait que nous devions décider ce que nos vies serait demain, que le temps nous était compté, que nous avions jusqu'à nos 35ans pour réussir nos vie qu’après c’était foutu. Bien sûr je rigolais, et il reprenait son développement oratoire. Patrick, me disait-il, la vie est une course contre la montre jusqu'à 35ans puis un compte à rebours jusqu'à notre mort, en 35 ans on doit apprendre qui on est, apprendre ce que l’on va faire de sa vie et trouver avec qui la partager.. Et crois moi, ces trois trucs la sont les trucs les plus durs jamais imaginés par dieu pour nous mettre à l’épreuve. Je prenais un &lt;em&gt;Pepito&lt;/em&gt; avant qu’il ne finisse le paquet dans l’homélie qui visiblement le rendait boulimique, et fasciné par tant de convictions, moi qui n’en avait aucune, j’étais alors réceptif. Il poussa ma main du paquet et continua, tu sais, j’ai eu confiance en toi dès le premier regards (bon, j’ai eu tort soupira t-il en souriant) parce que toi t’as un truc, les gens ils te font confiance, moi il faut que je bosse. Mais tu sais, je te dis ça par ce que je ne sais toujours pas qui je suis, je ne sais toujours pas ce que je vais faire de ma vie a part qu’il faut que ça paye car j’ai la dalle (on se mis à rire tout les deux) mais tu sais, ce week-end, j’ai rencontré la femme de ma vie.&lt;br /&gt;J’étais totalement sur le cul. Il semblait a présent comme envoûté par quelque charmes tribaux, et ne s’arrêtait plus. La dernière fois tu m’a parlé du Satori de maître Ueshiba, Pat, j’ai eu la même chose, cette fille sera ma femme, j’ai réussi un des trucs les plus durs sur terre. J’ai trouvé avec qui vivre le compte à rebours.&lt;br /&gt;Je ne sais plus quels furent les autres déviations de notre conversation, tout paraissait fade après ça, par contre je me rappelle que dans ma voiture qui peinait a démarrer ce soir la à cause du froid, j’étais terriblement jaloux de cette lueur dans son regard. J’enviais cette certitude, plus que sa cause, plus que ses conséquences. Il était comme Archimède à qui on avait donné un point fixe, il pouvait faire bouger le monde, son monde. Le lendemain, je quittais ma petite amie car je voulais moi aussi trouver ce sentiment de plénitude, et parce que j’avais inventé le théorème de mes peurs laconiques: &lt;em&gt;si il n’y a pas d’amour entre nous alors il n’y a rien d’autres que deux corps qui s’entrechoquent. Le silex de nos deux corps se doit de produire des étincelles.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un longue période de doute me submergea, sur mes désirs, sur ce que j’étais. Bizarrement le hasards mis sur ma route quantité de filles a cette époque, comme quoi l’homme triste attire, mais rien n’y faisait, j’étais vide, elle n’étaient que des corps. Je passais alors beaucoup de temps hors des cours et aujourd’hui je suis incapable de dire ce que j’ai fait durant ce temps libre, à part perdre du temps. Un mercredi, je décidais de faire quelque chose pour changer tout ça et j’appelais celle que je considérais comme l’archétype féminin, Audrey, la &lt;em&gt;Betty Draper&lt;/em&gt; de la série &lt;em&gt;Mad Men&lt;/em&gt;, et lui donnait rendez-vous pour déjeuner.&lt;br /&gt;Le jeudi matin, je n’avais aucune idée de ce que je voulais vraiment mais pris d’une folle frénésie je me mis à tout démonter dans l’appartement, j’installais une table dans ma chambre, changeai les meubles de place, préparai deux assiettes, le CD de R Kelly sur la platine préprogrammé sur les slows qui tuent et…j’avais oublié de faire le repas. Je sorti mon joker pizza de ma poche et me dit que le repas importait peu, je devais faire une mise en scène pour camoufler mon stress total et la désorganisation. Tout était prêt (dans la mesure du chaos que j’avais généré), j’avais même une rose posée sur le tableau de bord, et la preuve la plus tangible de ma fébrilité est que j’étais à l’heure au point de rendez-vous. La bise traditionnelle et mon émerveillement au parfum du shampoing dans ses cheveux passé, le trajet en voiture me parut durer une demi seconde. Sur le parking, j’improvisais ma mise en scène en temps réel, je bandais ses yeux et lui pris la main. Je la guidais dans l’escalier, puis dans la chambre, lançait la voix du homeboy de Chicago et lui ôtait son bandeau. Tout alla très vite, j’étais paralysé. Elle me posa des questions, apposa ses doigts sur le clavier ergonomique (accessoire vintage pour geek de nos jours), elle semblait aussi troublée que moi. Et puis elle regarda l’heure, elle devait partir, ses cours reprenaient…j’avais oublié qu’il y avait une vie dehors et même avant cela je n’avais imaginé que cet instant ai une fin. J’arrêtais le CD et la raccompagnai tout étourdit par ce retour au réel.&lt;br /&gt;Sur le chemin, dans sa curiosité elle ouvrit la porte de la cuisine où j’avais entassé tout le bordel mis le matin. Quel effroi, elle avait vu l’envers du décors, mais quelle idée d’aller en cuisine…elle avait cassé quelque chose dans cet instant. Je la déposais devant son université, mes mains étaient moites, l’habitacle était imprégné de son parfum mais quand elle bougeait la tête c’est son shampoing qui me rendait nerveux, j’aurais voulu la kidnapper et le temps que cette pensée me traverse l’esprit, que je lui offre la rose, lui demande de rester, il ne restait plus que son odeur, elle courait vers son avenir. Je suis resté la, comme un con, pendant cinq minutes à ne rien faire et j’ai pris une feuille de papier, un stylo et j’ai écrit. Dans mon texte je lui disais adieu car je savais qu’on ne se reverrait plus et je lui disais j’avais compris que je ne l’aimais pas, j’aimais l’image que j’avais d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je froissais le papier encore transpirant de mes mots et le jetais par la fenêtre, le soir je passai voir Natacha. Quand j’arrivais, deux types inconnus étaient affalés sur le sofa avec un énorme joint, elle était très aérienne. Ils venaient de tourner un clip de ragga, elle ne m’avait rien dit, je pensais intérieurement que ce n’était pas ma journée. Un des types se mit à me parler de l’éducation des enfants, il s’entêtait a penser que j’étais prof, que j’étais un type bien avec mes ptites lunettes d’intello. Je le méprisais, lui et tout ce qu’il représentait, j’avais envie de vomir sur son âme. Je regardais Natacha, elle était belle, elle était encore plus paumée que ces deux rebuts de la société sur son canapé, j’étais triste pour elle. Je m’emmurait dans un mutisme volontaire, j’observais leurs gestes saccadés comme des pantins que le marionnettiste était fatigué d’animer. Je me levais après une demi-heure tapis dans l’ombre, totalement oublié par la troupe, je lui pris le bras et la poussa dans la demi pièce voisine. Je l’embrassais sur le front, la pris dans mes bras et lui murmura dans l’oreille de faire attention, de garder le contrôle de la soirée. Elle recula, me dit que j’étais trop sérieux, avança, m’enveloppa de ses grands bras à son tour et se mis à pleurer, elle me dit que sa mère était malade et recula a nouveau en essuyant sa joue. Je lui pris la main, l’embrassa à nouveau sur le front, les tempes, les paupières, les joues, les lèvres et lui murmura: adieu. Je partis sans me retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais tourné une page sur ma vie, mes amours. J’avais laissé la blonde, sa lumière, sa grâce, sa douceur et son parfum partir sans avoir la force de la retenir. J’avais laissé la brune, son monde sombre, sa tristesse, la chaleur de ses bras pour partir. J’étais libéré des tout mes maux, de ces deux faces de la même pièce, dans la coïncidence d’une même journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Life before Love ? Non ! Juste &lt;em&gt;Life before&lt;/em&gt;, le reste cela se mérite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2791255458081209100-4219173320311363596?l=lifeafterluv.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/feeds/4219173320311363596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/04/life-before-chapitre-1.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/4219173320311363596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2791255458081209100/posts/default/4219173320311363596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lifeafterluv.blogspot.com/2009/04/life-before-chapitre-1.html' title='Life before, Chapitre 1'/><author><name>dioscure</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04444260209246556836</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_WRQEiqvvZGE/TSr4PDvpnLI/AAAAAAAAAQk/gtpQdhg4HHQ/S220/Sans%2Btitre.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
